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diff --git a/semestre 3/philosophie générale/0- Introduction.md b/semestre 3/philosophie générale/0- Introduction.md index f755914..1da0b7d 100644 --- a/semestre 3/philosophie générale/0- Introduction.md +++ b/semestre 3/philosophie générale/0- Introduction.md @@ -70,6 +70,14 @@ Sprache = langue -> mais peut aussi avoir un sens concret ressemblant à parole **rattraper le cours** +Triangle d'Aristote : +```mermaid +flowchart LR + A[États de l'âme] --- B + B[Signes/Symboles] --- C + C[Choses] --- A +``` + Pour Aristote, c'est l'âme qui donne le sens aux symboles |> sinon, ça ne serait que des signes diff --git a/semestre 3/philosophie générale/2- Langage et étant.md b/semestre 3/philosophie générale/2- Langage et étant.md index e1dcf65..e258794 100644 --- a/semestre 3/philosophie générale/2- Langage et étant.md +++ b/semestre 3/philosophie générale/2- Langage et étant.md @@ -59,4 +59,87 @@ Nom est un instrument servant à distinguer les choses des unes des autres (487) Les mots ont besoin de nous instruire, sinon ils ne pourraient pas être des mots |> certains mots peuvent être bien ou mal institué |> impossible pour un nom -=> réfutation d'Hermogène
\ No newline at end of file +=> réfutation d'Hermogène + +Platon, _République_ +La véritable connaissance des choses ne dépend pas entièrement du langage +|> langage marche car on a accès aux idées +-> connaissance peut se faire sans le langage +|> le langage est donc accidentel pour les connaissances* +-> doctrine de Cratyle ne marche pas : la connaissance ne passe pas par l'étymologie +|> seul celui qui l'utilise pour parler des Idées l'utilise correctement + +> [!info] Platon se méfie du langage +> C'est un instrument inadéquat pour atteindre la connaissance véritable + +Le langage peut nous permettre de parler de ce qui est faux +|> contredit Parménide et donc les sophistes +|> quand on dit que le cheval n'est pas une vache, alors on dit que le non-être est -> il différencie les deux + +Les grands genres sont ce qui ordonnent le monde des Idées (comme le même, l'autre...) +|> permet de comprendre l'existence du non-être +|> permet de distinguer les choses +-> permet de définir ce qu'est « dire le faux » +|> on dit le faux quand les mots ne s'accordent pas entre eux +-> le discours n'est plus tautologique, il devient hétérologique +|> le langage devient un entrelacement entre des noms et des verbes +=> permet de réfuter les sophismes (cf _Le Sophiste_), mais tue Parménide + +L'humain est celui qui utilise le *logos* et qui est capable de vivre dans une cité grâce à s'accorder sur le bon et le juste +|> ces deux définitions fonctionnent ensemble +|> le côté politique fonctionne grâce à l'accord commun + +Aristote, _La Rhétorique_ +On parle toujours à quelqu'un +|> vision communautaire du langage +|> trois éléments : +- ceux dont on parle +- celui qui parle +- ceux qui entendent +-> le *logos* est défini par rapport à qui on parle + +Interprétation traditionnelle disant que les signes renvoient aux états de l'âme et donc aux choses (mentalisme) +|> phrase fausse ne renvoie pas à une état de l'âme, pourtant on comprend +|> noms propres ne fonctionnent juste pas + +Interprétation de Saussure sur la différence entre signes naturelles et symboles conventionnelles +|> pose moins de difficultés + +> [!warning] Ne permet pas de construire une théorie de la signification aristotélicienne + +Analyse en terme de noms et de verbes (Platon) +vs. +Analyse de la proposition (Aristote) +|> proposition lie le sujet au prédicat + +> [!info] Linguistique montre que c'est Platon qui a plus raison + +Aristote, la vérité est ce qui unit ce qu'on dit dans le *logos* et ce qui est lié dans la réalité +|> c'est parce que Socrate est habillé en blanc (réalité) que "Socrate est habillé en blanc" (*logos*) est vrai +|> l'idée de vérité contient un élément appartenant au réel +|> le problème du relativisme est de passer "les gens tiennent ça pour vrai" à "ça est vrai" +-> le vrai dépend de ce qui est réel + +Métaphysique, $\Delta$, 29 +|> mais, le vrai existe-t-il dans les choses en plus du langage ? +|> vérité ou fausseté touche l'apparence des choses +|> besoin d'une adéquation entre les choses et ce qu'elle révèle +-> donc tjs besoin d'une adéquation +|> une proposition fausse exprime ce qui n'est pas, i.e. elle exprime l'apparence d'une chose qui est autre +|> est une réfutation des sophistes comme Gorgias affirmant qu'on ne peut pas affirmer ce qui est +|> une phrase ne peut pas être à la fois vraie et fausse, sinon relativisme ! +-> création du principe du tiers-exclu (Métaphysique, $\Gamma$, 7) + +Métaphysique, $E$, 4 +|> vérité reste dans le discours + +Heidegger +|> pour Aristote, le vrai est d'abord la manifestation des choses +|> l'énoncé sera ensuite dit vrai en fonction de ce qu'il énonce +|> « autant une chose à d'être, autant elle a de vérité » + +> [!warning] Problème de la vision d'Heidegger +> Si on parle du révélé, est compliqué de distinguer vrai et faux +> |> besoin de distinguer une chose qui se montre vraiment ou faussement +> |> une fenêtre se montre comme une vraie fenêtre si elle se montre telle qu'elle est +> -> compliqué de se séparer de l'adéquation ou de la correspondance diff --git a/semestre 3/philosophie générale/3- Langage et psychologie.md b/semestre 3/philosophie générale/3- Langage et psychologie.md new file mode 100644 index 0000000..98c0363 --- /dev/null +++ b/semestre 3/philosophie générale/3- Langage et psychologie.md @@ -0,0 +1,96 @@ +--- +tags: + - sorbonne + - philosophie + - philosophie-générale +semestre: 3 +--- +Boethe en commentant Aristote +|> le langage a besoin de passer par les états de l'âme pour qu'il puisse se référer à quelque chose + +Augustin +|> signe sert à communiquer à qlq'un ce qu'on a dans l'esprit +|> permet de passer d'une intériorité à une autre + +Parler, c'est donc communiquer à quelqu'un d'autre +|> pov mentaliste, car le problème est le transfère de signes + +Un signe remplace une idée, c'est comme ça qu'il permet de communiquer +|> il se substitue à qlq chose qui est incommunicable +-> Hobbes, _De corpore_, I +|> le rôle de l'esprit permet d'associer un signe à une chose +|> le son du mot "caillou" signifie caillou ne peut être compris que si le dernier pensait à un caillou +|> le nom propre ne dépend pas forcément de la pensée + +_La Logique de Port-Royal_ +Penser = voir des idées dans un monde intérieur +|> notion d'idée est fondamentale +|> signes linguistiques servent à communiquer des idées cachées en les lui rendant manifestes (en excitant des idées similaires) + +Comment s'assurer qu'un signe excite les mêmes idées chez autrui ? +|> on peut pas s'en assurer tant qu'il s'agit d'une représentation privée +|> Wittgenstein, est le spectre d'un langage privé -> je suis le seul à pouvoir le parler +-> ce risque est dans toutes les théories mentalistes + +Locke, _Essai sur l'entendement humain_ +|> mot possède une signification tant que j'y associe à une certaine idée +|> langage sert à enregistrer nos pensées et à les transmettre +|> langage pourrait limiter les pensées, les obscurcir +-> repose sur signification d'un mot = signification du mot dans l'esprit +|> tout serait donc des noms, mais ce n'est pas le cas + +Si la signification de tous les mots est l'idée que j'ai de tous les mots, alors un langage compris par une seule personne est un langage +|> risque de devenir un solipsisme linguistique +|> Wittgenstein montre que cette vision est une absurdité (parle surtout d'Augustin, mais marche particulièrement bien de Locke) + +Pour Locke, besoin de se référer uniquement à ses idées, car on on n'a pas accès aux idées de l'autre -> pourrait construire une langue où personne ne se comprend +|> besoin de comprendre le langage de l'autre au travers de ses idées +-> contradiction car on ne peut associer une signification qu'à ses propres idées tout en défendant qu'il se représente les idées des autres au travers de ses idées +-> rien ne garantie les significations des mots sont les mêmes que celle d'autrui + +Berkeley pousse les présupposés de Locke, _Principes de la connaissance humaine_ +|> voit le langage comme un solipsisme car tout dépend de l'esprit +|> casse théorie de Locke, car chaque mot possède une unique idée, pourtant on a besoin d'une idée générale -> la négation de l'idée générale comme Berkeley, comment peut-on identifier la signification du mot ne renvoyant à rien de précis ? +|> devient impossible de parler de la signification du mot cheval +|> devient impossible de comprendre la signification d'un mot +-> besoin d'avoir un mot général + +Résumé : +1. Signifier pour un mot, c'est tenir son idée +2. Est quelque chose de strictement privée -> origine purement privée +3. Fonction première est la communication des idées aux autres +4. Modèle de toute signification est le nom +## Critiques +Les mots représentent des idées en soit +|> ne dépend de rien + +Frege (_Sens et Dénotation_), Husserl -> principaux représentant +|> contre le psychologisme/mentalisme -> position défendant que les significations sont purement dans la tête de ceux qui les comprennent +|> Frege cherche à sauvegarder la logique -> cherche les lois de l'être vrai et non l'opiner/la pensée +|> les significations sont indépendantes de l'esprit humain et sont vrais en dehors -> sont compris par tous les esprits possibles +-> pourtant, elle reste obscure +|> garde un côté mental +**(à compléter)** + +Critique de Wittgenstein contre la théorie de Locke (mais pas en faveur du platonisme sémantique) +|> cherche à montrer que les philosophes se font tromper par leur méconnaissance de la grammaire -> produit la construction des métaphysiques +|> reconduire la signification de la métaphysique à son usage ordinaire + +Début du _Cahier bleu_ -> comment comprendre le sens ? +|> revient au langage pour analyser ce qu'on entend par "le sens" +|> les signes du langage semblent mort sans les processus mentaux +|> le sens est juste les règles d'emploi des mots +**(à compléter si besoin)** + +Wittgenstein, _Recherche philosophique_ +|> comment la phrase fait-elle pour représenter ? +|> on le voit car on l'emploie -> il n'y a rien de cacher +-> la signification, c'est simplement ce qui se produit avec l'utilisation du mot +|> est trompeur de parler de la pensée comme activité mentale -> c'est opérer avec des signes, c'est juste employer des signes +|> l'esprit ne peut pas penser, c'est juste une image (à la différence de la main ou de la bouche qui écrivent) -> ne peut pas être l'agent de la pensée, car c'est l'humain qui manie les signes + +Par conséquent, il n'y a rien à rechercher ici +|> c'est la grammaire apparente qui complexifie inutilement ici + +Signification d'un mot est son emploi dans le langage +|> pas possible de comprendre un mot isolément
\ No newline at end of file diff --git a/semestre 3/philosophie générale/td/0- Introduction.md b/semestre 3/philosophie générale/td/0- Introduction.md index 216fb92..00c31cd 100644 --- a/semestre 3/philosophie générale/td/0- Introduction.md +++ b/semestre 3/philosophie générale/td/0- Introduction.md @@ -6,7 +6,6 @@ tags: - td semestre: 3 --- -clromano@wanadoo.fr Que des auteurs du XXe siècle 20/11 est le devoir sur table @@ -35,7 +34,7 @@ Husserl, _Recherche Logiques_, II, 1, p. 75-76 Merleau-Ponty, « Le langage indirect et les voies du silence », _Signes_, p. 53-54 |> de « En ce qui concerne le langage » à « Aucun langage n'aborde le langage » -|> existe-t-il une pensée sans langage ? le langage est-il nécessaire au langage ? +|> existe-t-il une pensée sans langage ? le langage est-il nécessaire à la pensée ? |> défend qu'il n'existe pas de pensée sans langage |> expression ne rend pas manifeste la pensée car elle prend directement forme dans l'expression diff --git a/semestre 3/philosophie générale/td/4- Heidegger.md b/semestre 3/philosophie générale/td/4- Heidegger.md index 1be7235..f53276c 100644 --- a/semestre 3/philosophie générale/td/4- Heidegger.md +++ b/semestre 3/philosophie générale/td/4- Heidegger.md @@ -38,3 +38,28 @@ La pensée type poème casse cette vision de la technique Parole est subordonnée à l'humain |> Heidegger cherche à montrer l'inverse + +--- + +Présupposés : +1. Parler, c'est s'exprimer +2. L'humain maîtrise le langage +3. Le langage vise à représenter le monde + +Ils conçoivent le langage comme un étant et non comme un être +|> le langage dépend du sujet + +« La parole parle » -> c'est le langage qui parle, pas comme un instrument +|> n'est pas le rôle + +Poème est l'endroit où le langage s'exprime le plus +|> devient donc « la langue parle » +|> mais n'est pas suffisante car c'est la parole elle-même qui parle dans le poème +|> le poète reconstruit le langage en proposant de nouvelles approches +|> les mots normaux du langage sont morts + +Nommé, c'est appeler -> on fait venir à la présence grâce aux mots +|> parole poétique est une évocation +|> invoque les choses (i.e. tout ce qui dans le monde) et leur monde + +Monde n'est pas un univers physique, mais comme ce qui tient tout uni
\ No newline at end of file diff --git a/semestre 3/philosophie générale/td/5- Benjamin.md b/semestre 3/philosophie générale/td/5- Benjamin.md new file mode 100644 index 0000000..e4f0629 --- /dev/null +++ b/semestre 3/philosophie générale/td/5- Benjamin.md @@ -0,0 +1,37 @@ +--- +tags: + - sorbonne + - philosophie + - philosophie-générale + - td +semestre: 3 +--- +Sens est indissociable de la langue +|> impossible de faire passer le sens d'une langue à une autre langue +-> idée que la traduction garde le sens est impossible +|> cherche à faire résonner le sens d'une langue au travers d'une autre + +Texte littéraire ou poétique n'a pas d'objectif communiquant +|> la parole ne parle que d'elle-même (cf [[4- Heidegger]]) +|> impossible de transférer le sens +|> il est même possible qu'elle ne s'adresse à aucun lecteur + +> [!warning] Ne fonctionne que pour la littérature + +Une mauvaise traduction est donc une transmission inexacte d'un contenu non essentiel + +Pour qui traduit-on ? +|> pour quelqu'un qui est capable de lire l'original, sinon on ne créerait un nouveau poème + +L'intention du traducteur n'est pas celle du poète +|> traducteur souhaite rapprocher deux langues +|> une traduction n'est pas une œuvre d'art -> traduire une traduction est absurde +|> ressemble à un travail sur le langage + +Deux visions de la traduction : +- la traduction doit ressembler à la langue -> on efface le côté étranger, appropriation ethnocentrique (vision française) +- adapte la langue à l'original -> cherche à faire l'accueil à l'étrangeté dans la langue de départ (vision romantique allemande) + +Dimension messianique de traduire +|> objectif est de rapprocher les humains malgré une langue différente +|> est messianique car l'objectif est de libérer du drame de Babel
\ No newline at end of file diff --git a/semestre 3/philosophie générale/td/6- Kripke.md b/semestre 3/philosophie générale/td/6- Kripke.md new file mode 100644 index 0000000..ee7b09f --- /dev/null +++ b/semestre 3/philosophie générale/td/6- Kripke.md @@ -0,0 +1,31 @@ +--- +tags: + - sorbonne + - philosophie + - philosophie-générale + - td +semestre: 3 +--- +N'est pas nécessaire de connaître singulièrement quelqu'un pour pouvoir parler de lui +|> on a juste besoin de faire partie de la chaîne de communication pour en parler + +Chaîne de communication suit le cours historique +|> ce qui le commence est le nom +|> nom est un marqueur de reconnaissance sociale +|> traverse les groupes sociaux, les communautés +-> transmission via un aspect social +|> c'est pour ça qu'on peut faire référence au même objet quand on parle du même nom +|> langage permet alors de diffuser l'identité publique par son nom +|> les propriétés du nom deviennent donc contingente -> on peut exister en dehors des propriétés +|> on peut *même* faire usage de nom en ayant de fausses croyances + +Les descriptions avec des noms communs ne possèdent pas cette force +|> il existe un monde où on parle de quelqu'un d'autre + +Permet de construire une théorie radicalement opposé au mentalisme + +Démonstration : +- dans tous les mondes, la personne AB est la personne AB +- alors que, la personne AB pourrait être décrit par A ou par B +- donc, son nom le désigne toujours + diff --git a/semestre 3/philosophie générale/td/Méthode de la dissertation.md b/semestre 3/philosophie générale/td/Méthode de la dissertation.md new file mode 100644 index 0000000..cb5c487 --- /dev/null +++ b/semestre 3/philosophie générale/td/Méthode de la dissertation.md @@ -0,0 +1,14 @@ +--- +tags: + - sorbonne + - philosophie + - philosophie-générale + - td +semestre: 3 +--- +Schéma de la dissertation : +- introduire le sujet via une accroche -> peut être une présentation via un auteur +- *nous conseille de répéter le sujet* +- analyse du sujet -> forme de paraphrase précisant le sujet +- problématique -> enjeux non évidents du sujet +- plan $\pm$ rapide
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