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path: root/semestre 2/philosophie des sciences/4- Les défis en science.md
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  - sorbonne
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semestre: 2
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Principe de causalité = les mêmes causes ont toujours les mêmes effets
## A. La place des valeurs
Valeurs = qualités qui nous importent, que nous approuvons et recherchons
|> toujours relatif : valeurs d’un groupe / société / individu
|> définissent ce qui doit être

Faits = éléments du monde qui peuvent être constatés empiriquement
|> indépendants des individus
|> constituent ce qui est

Jugements de fait = expriment affirmations vraies ou fausses
|> valeur de vérité dépend du monde

Jugement de valeurs = expriment des appréciations morales et des normes de conduites

L'existence de valeur semble s'opposer à l'empirisme

Le choix des questions scientifiques ne sont pas que épistémique
|> ces choix renferment des valeurs

Le simple fait de faire des sciences provient de valeurs
|> recherche scientifique est importante par exemple

La découverte repose sur les individus dépendant de valeurs ([[7- Hypothèses]])

L'application des sciences dépend de valeurs et non exclusivement des sciences
|> sans valeur, il serait impossible de choisir quoi appliquer
(Hempel, _Aspects of scientific explanation_)

Pragmatisme = prendre une décision en fonction des conséquences de la réalisation du risque
|> mais, pas possible de prévoir toutes les conséquences négatives elles-mêmes

Valeurs épistémiques (celle de Kuhn évoqué dans [[2- Les principales conceptions philosophiques de la validation empirique des théories scientifiques]]) sont considérés comme des indicatrices de la vérité
Et les valeurs contextuelles (morales par exemple) ?
|> distinction entre valeurs épistémiques et contextuelles est complexe et peu fonder (Longino)
|> possible de rester objectif en les critiquant collectivement
## B. Russell et la fin de la causalité
_On the notion of cause_, Bertrand Russell

Principe de causalité est problématique (au mieux superflu)
|-> « même causes » implique répétition, or est vague, imprécis et n'est pas exhaustif (vision étroite du phénomène)

>une relique d'un âge révolu qui, comme la monarchie, ne survit que parce qu'on considère à tort qu'elle ne fait pas de mal

Les lois des « sciences mûres » (la physique) ne sont pas causales
|> elles ne dépendent ni du temps, ni de l'espace
|> elles utilisent des propriétés qui ne sont pas directement accessibles à l'expérience

On a besoin de la causalité pour agir sur la réalité

Causalité a pour objectif d'expliquer les régularités qu'on observe

**Modèle déductif-nomologique** (modèle de Hempel)
L'explication est une relation entre ce qu'il faut expliquer (*explanandum*) et ce qui l'explique (*explanans*)
|> contient des informations sur la situation
|> contient des références à des lois scientifiques

Expliquer un fait particulier c'est déduire une description de ce fait à partir des lois scientifiques et des conditions initiales
|> relation est déductive (prémisses sont les lois et les conditions initiales)

Prémisses ont besoin de contenir au moins une loi
-> la loi n'est pas forcément causale

Ce modèle montre surtout qu'on peut prédire l'*explanandum*

L'analyse conceptuel est le domaine regardant les définitions que l'on donne aux concepts
|> cherche des exemples/contre-exemples pour casser les modèles

Dans le modèle déductif-nomologique, il n'y a pas de cause et de causé, donc on peut dire qu'une ombre provoque la hauteur de la tour