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semestre: 2
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## Texte 1 - 218b6 à d5
#### Introduction
On avance étape par étape
|> on donne la situation du passage (contexte historique et dans l'œuvre)
|> pour parler du problème (difficulté du texte, la tension)
|> pour ensuite évoquer la thèse (solution du problème)
|> finalement, on évoque le plan du texte
-> tout ça est au service de l'auteur
Plan du texte :
1. « Mais c’est en commun » (l. 1) à « en le définissant » (l. 4) -> définition du sophiste sert de point de départ à la recherche commune
2. « Car pour l’heure » (l. 4) à « nom tout seul » (l. 9) -> passer d'une représentation privée à une recherche commune
3. « Quant au genre » (l. 9) à la fin -> besoin de s'exercer à sa méthode sur un paradigme plus simple
Thèse = besoin de définir le sophiste en examinant en commun sa fonction et s'exercer sur un exemple plus simple pour mieux maîtriser la bonne méthode
Problème = comment entreprendre l'entreprise de la définition ?
#### Développement
On se questionne sur l'essence
|> est la question socratique
Aristote, _Métaphysique_, $\mu$, 4, 1078b
|> existe autre chose que le sensible
|> Socrate est le premier à chercher à le définir universellement
Platon, _Cratyle_, 422b - 425b
|> imiter avec la voie, c'est faire voir la chose
|> nom permet de voir l'essence des choses
|> mot est image
(parle aussi de l'art)
|> mais la langue est imparfaite, donc on peut avoir représentation privée du mot = notre pov sur la définition du mot
Il n'y a pas de correspondance entre le mot et la chose
|> la langue est mal instituée -> elle peut parler de plusieurs choses (cf _Cratyle_)
|> justifie la possibilité de contourner le mot -> représentation privée du mot (cf _Cratyle_)
|> besoin d'avoir un accord sur le mot (sa définition) au travers du dialogue
|> *logos* (définition) est une conséquence du dialogue
-> permet de dépasser le propre pour aller au commun
_Lois_, X, 895d
|> 3 éléments : réalité, définition et nom
|> quand on parle de la réalité, soit on s'interroge sur la définition, soit sur le nom
_Lettre_, VII, 342a-d
|> connaissance d'une chose suppose toujours la connaissance de sa définition, du nom et de sa réalité
Toute pratique est le résultat d'une action
|> l'activité de la chose est ce qu'on cherche à définir
|> besoin de s'accorder sur ce dialogue
|> chose trouve sa réalité dans l'instrument auquel elle est liée
-> besoin de respecter l'action nommée quand on définit le nom et son être
|> nom sert une fonction, un acte (fonction diacritique)
|> nom sert aussi une didactique
-> forme du nom rejoint sa fonction (_Cratyle_)
Étranger voit la difficulté intrinsèque de la définition du sophiste
|> Socrate aurait fait la même chose (« les belles choses sont difficiles »)
-> besoin de faire quelque chose de plus simple, sans complexité
|> paradigme sert l'entrainement car évite la complexité
|> paradigme vise la cible mais est plus simple (cible est la définition du sophiste)
> [!warning] Paradigme dans les traductions
> Possède un sens bien différent !
> |> chose permettant de faire voir
> |> est aussi bien un exemple qu'un modèle
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