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tags:
- sorbonne
- philosophie
- histoire-philosophie-moderne
semestre: 1
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## Révolution copernicienne
A-t-on une perception parfaite de notre état intérieur ?
|> si l'âme est intérieur, alors le corps est de l'ordre de l'extériorité
-> psychologie du XIXe siècle montre que le corps n'est pas vraiment extérieur
Ce problème naît autour du XVIe et XVIIe siècle, notamment avec Descartes
|> est un tournant scientifique (révolution copernicienne)
|> mais le monde reste clos et centré sur le Soleil (le modèle est plus simple)
|> ne découvre pas encore la gravité
Galilée montre que les choses en elles-mêmes proviennent de l'espace
|> alors l'espace doit être infini puisqu'il y a une infinité de chose
A aussi fait les mesures validant la thèse copernicienne
|> conteste la validité de sa lunette astronomique
-> Descartes intervient alors pour créer les lois de Snell-Descartes pour prouver que Galilée a raison
Philosophie du XVIIe et XVIIIe peut être interprété comme une révolution copernicienne de la métaphysique
|> le monde ne serait pas donné sur l'objectivité mais sur la subjectivité
-> naît avec le *cogito* de Descartes
Observation la plus simple contredit le modèle copernicien
|> sorte d'évidence naturelle
|> tous les scientifiques sont convaincus du modèle de Ptolémée et l'ont amélioré
L'Église et l'Islam ont validé le modèle de Ptolémée
|> l'humain est au centre
-> contredisent fondamentalement Copernic
> [!info] Copernic et l'Église
> Dans un premier temps, l'Église ne voit aucun problème
> |> c'est après certains écrits théologiens qu'ils rejettent la vision
> -> opposition n'est pas évidente
Le modèle de Ptolémée est un paradigme (vision de Kuhn)
|> tous les modèles scientifiques confirment cette vision
-> est une manière globale de voir le monde unissant toutes les manières scientifiques et philosophiques de voir le monde
=> explique le bouleversement de ce nouveau modèle, comment ne pas être sceptique ?
Descartes se demande ensuite si on peut douter de tout, si rien ne permet de fonder la connaissance
|> scepticisme est dominant
## Descartes
Étude des _Principia_ de Descartes
|> fait le point sur la méthode de Descartes
-> étudie les principes philosophiques et physiques
Besoin de poser le monde extérieur à partir du sujet
|> renversement cartésien est présent dans _Les Règles pour la direction de l'esprit_
|> création d'une méthode nouvelle consistant à rechercher l'évidence
[[1- Des choses que l'on peut révoquer en doute]]
Même si je doute de tout, alors on ne peut pas m'enlever le fait que je vois (Husserl)
|> est l'évidence absolue (on ne peut pas me prouver que je ne vois pas)
-> est ce que cherche Descartes
La chaîne du raisonnement ne doit être que sur l'évidence
|> est étendu sur toute la connaissance (pas que sur des axiomes)
L'évidence est quelque chose qui doit m'empêcher de douter
=> La vérité n'est plus un critère extérieur, devient un critère intérieur ("sentiment interne de la vérité")
> [!important] Évidence et *cogito*
> On est obligé d'arriver au *cogito* si on décide que la vérité est l'évidence
> -> ce choix méthodologique implique forcément que le centre de la connaissance est le *je*
Mais, qu'est-ce qui garantie l'objectivité de la connaissance ?
|> est le problème de l'extériorité, de l'accès à l'extérieur
*lecture des premiers principes de Descartes*
Besoin de distinguer les deux formulations du *cogito*
|> la vérité du *cogito* ne doit pas dépendre du raisonnement
*cogito* provient de l'évidence apodictique (est une nécessité absolue)
Husserl, _Première méditation cartésienne_, 1929
|> montre la radicalité du geste cartésien et ses limites
|> permet de rentrer dans la phénoménologie
> [!note] Évidence apodictique VS évidence adéquate
> Évidence apodictique = certitude absolue (quand la chose se présente à moi) -> les phénomènes (ce que je vois, ce que je ressens, mais rien ne garantit l'existence)
> Évidence adéquate = adéquation entre ce que je perçois et ce qu'il y a
Tout ce qui vient de nos sens n'est ni clair, ni distinct
|> on peut se tromper sur ce qu'on voit (il y a toujours une zone de flou)
|> par contre, on perçoit clairement et distinctement qu'on existe
Pour Husserl, l'intégralité des phénomènes est aussi évident que notre propre existence
|> personne ne peut nous enlever les phénomènes
|> mais ne répond pas à l'existence des phénomènes
Descartes n'est pas d'accord car ce n'est pas distinct
L'évidence de soi-même ne peut pas être transmis aux autres
|> ne peut se vérifier que subjectivement
Asymétrie entre notre âme et notre corps
|> je connais l'âme mais je ne connais pas le corps (d'après le *cogito*)
|> à aucun moment, l'âme ne pense en utilisant le corps
-> l'âme est une évidence apodictique
Dieu permet de garantir l'évidence adéquate
|> cet argument est utilisé dans toute la philo moderne
> [!tldr] Utilité du *cogito*
> *cogito* est une fonction métaphysique liant la connaissance de notre âme et de celle de nos sens
> Cette distinction (interne/externe) permet de distinguer aussi deux substances : celle de l'âme et celle des sens
L'inconscient ne remet pas en question de la certitude absolue de l'âme
|> un bébé sait qu'il ressent des émotions
-> nous connaissons beaucoup mieux notre âme que notre corps
|> on connait le monde extérieur car on le touche, donc on connait, *a fortiori*, au moins aussi bien notre âme
Cette distinction reste jusqu'à Kant et la _Critique de la raison pure_
L'interface entre l'interne et l'externe est le corps (Merleau-Ponty)
Cette distinction a besoin de l'existence de Dieu pour fonctionner
|> nécessaire pour lier l'interne et l'externe (notamment chez Bergson, philosophe empiriste)
Ou on déduit que le monde extérieur est douteux (incapacité de connaître véritablement le monde extérieur)
Kant casse cette distinction : nous avons accès à un monde phénoménal (constitué de phénomène, d'apparence), donc subjectif
|> cette connaissance est possible que si on renonce au monde en soi (le monde tel qu'il se donnerait à un esprit non fini)
Besoin d'avoir un axiome pour fonder la vérité
|> certaines vérités restent vraies y compris quand je n'y pense pas
|> est une preuve de Dieu par Descartes
Le monde extérieur se fonde à l'aide de Dieu
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