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-rw-r--r--semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md2
-rw-r--r--semestre 2/philosophie générale/2- Les critères de vérités.md80
-rw-r--r--semestre 2/philosophie générale/3- L'essence de la vérité.md119
-rw-r--r--semestre 2/philosophie générale/td/5- Nietzsche.md13
-rw-r--r--semestre 2/philosophie générale/td/6- Michel Henry.md19
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diff --git a/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md b/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md
index dd0a613..c823233 100644
--- a/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md
+++ b/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md
@@ -256,7 +256,7 @@ Méthode selon Pascal, _ouvrage (moodle)_
|> l'esprit humain s'arrête au niveau des mots primitifs non définissables et des principes dont la clarté est suffisante ne demandant pas la clarté -> sont suffisants, mais n'assure pas complètement la vérité
-> la géométrie s'en rapproche le plus : elle est aussi certaine, mais moins convaincante
-escape, temps, mouvement, égalité = exemples de mots primitifs pour la géométrie
+espace, temps, mouvement, égalité = exemples de mots primitifs pour la géométrie
lumière, humain, être = exemples de mots primitifs
-> ils désignent naturellement les choses qu'ils signifient
|> personne n'est d'accord, mais tout le monde sait à quoi renvoie ces termes
diff --git a/semestre 2/philosophie générale/2- Les critères de vérités.md b/semestre 2/philosophie générale/2- Les critères de vérités.md
index 76cd1de..5607619 100644
--- a/semestre 2/philosophie générale/2- Les critères de vérités.md
+++ b/semestre 2/philosophie générale/2- Les critères de vérités.md
@@ -95,4 +95,82 @@ Thomas d'Aquin (on l'appelle aussi Aquinate), _Question disputée sur la véritÃ
|> l'intellect humain correspond à l'idée que Dieu en a
-> l'intellect humain n'accomplie sa fonction que lorsque ses jugements sur les choses sont en accord avec les mêmes choses qui représentent l'idée de Dieu
|> énoncé est vrai en tant qu'ils expriment la vérité de la chose elle-même (adéquation de la chose à l'intellect de Dieu)
-|> possibilité de la vérité se fonde sur le plan divin de la Création \ No newline at end of file
+|> possibilité de la vérité se fonde sur le plan divin de la Création
+## Logique kantienne
+Kant, _Logique_, « Introduction », VII -> manuel kantien de logique
+|> reprend les lieux communs de la philosophie dans un enseignement scolaire
+|> parle de la vérité avec une conception classique
+|> vérité est l'accord entre la connaissance et l'objet
+|> connaissance doit se confirmer elle-même (nécessaire, mais pas suffisant) -> car nous n'avons pas accès à l'objet à cause du problème de l'extériorité (pas possible de sortir de nous)
+|> existe-t-il un critère de la vérité qui soit certain, universel et susceptible d'application
+-> autrement dit, qu'est-ce que la vérité ?
+|> besoin d'avoir la certitude pour connaître
+|> universel pour avoir l'accord de tous les esprits en tout temps et tout lieu
+|> susceptible d'application pour qu'il soit pratique
+
+Il n'y a pas de critères matériels à cause du problème de l'extériorité
+|> on ne peut pas comparer le jugement et l'objet en vu
+
+Conformité de la connaissance avec elle-même est l'accord entre la connaissance et les lois générales de la pensée (comme les règles de la logique)
+|> condition négative et non positive
+|> ne donne aucune information sur la vérité, nous assure juste que la connaissance respecte les règles
+
+Connaissance est logiquement correcte et formellement vraie
+|> pas de contradiction
+|> ne contredit pas les règles de la logique
+
+> [!info] Vocabulaire chez Kant
+> Expérience = fait d'éprouver des choses
+>
+> Entendement = faculté qui connait (n'est pas la raison)
+> |> détermine des concepts à partir de l'expérience
+> |> transforme l'expérience en un concept général et intellectuel (unifie l'expérience sensorielle)
+
+On a besoin que l'entendement respecte des règles pour que les concepts renvoie à qlq chose
+
+Connexions universellement valables de données et le processus de l'enchaînement de telles données en une unité objective donnent ce que l'on sait
+|> tout ce que l'on sait forme un système de pensées
+|> permet l'expérience
+
+Conditions de possibilités de l'expériences en générales sont en même temps conditions de possibilités des objets de l'expérience (_Critique de la raison pure_, ou AK, III, 145)
+|> dès qu'on objet existe, on peut en faire l'expérience et donc le connaître
+
+Si on peut l'intégrer dans un ensemble cohérent, alors c'est vrai
+
+Donc, la vérité ne dépend pas du sujet
+
+> [!warning] Sur ce critère
+> Ce critère est nécessaire mais pas suffisant pour Kant !
+
+Les critères formels ne cherchent que l'accord de la connaissance avec elle-même
+|> provient de l'entendement et de la raison
+-> sont le principe de non contradiction (PNC) et le principe de la raison suffisante (PRS)
+|> PNC détermine la possibilité logique d'une connaissance (est possible logiquement ce qui ne contredit pas) -> est nécessaire mais n'est pas suffisant
+|> PRS détermine la réalité logique d'une connaissance -> fondée logiquement :
+1. obéit à des principes logiques (strictement similaire au PNC)
+2. n'ait pas de conséquences fausses
+-> permet d'inscrire la proposition dans un système logique et d'assurer une cohérence logique
+
+À partir de la vérité de la conséquence de la connaissance, on peut établir la véracité de la connaissance :
+- si une conséquence est fausse, alors connaissance est fausse
+- si la connaissance est vraie, alors la conséquence doit être vraie
+-> ne permet pas de conclure l'inverse
+|> d'un principe faux, on peut arriver à des conséquences vraies accidentellement ou par hasard
+(est l'implication de l'algèbre de Boole)
+
+Si toutes les conséquences sont vraies, alors la connaissance est vraie
+|> est réversible, à l'inverse du faux -> c'est pour ça qu'on doit s'assurer de la cohérence
+
+Critère extérieur à la logique
+|> comparaison de nos jugements avec ceux d'autrui
+|> est encore un critère négatif -> accord de ses propres jugements n'impliquent pas la vérité et en cas de désaccord, il y a un indice montrant qu'au moins une personne se trompe
+-> permet d'éviter l'apparence subjective
+|> la recherche de l'accord des esprits permet de se hisser vers l'objectivité
+
+DONC, son critère est
+|> adéquation de la chose à la connaissance, mais la chose en tant qu'elle peut être connue en vertu des règles de la logique
+-> on ne connait la chose que ce qu'on peut connaître
+|> est appelée objet
+-> est toujours un critère négatif et formel
+|> Kant dit qu'il est possible qu'il n'existe pas de critère positif matériel
+|> mais il évite de tomber dans le scepticisme, car pour lui l'existence des sciences montre qu'on peut atteindre la vérité \ No newline at end of file
diff --git a/semestre 2/philosophie générale/3- L'essence de la vérité.md b/semestre 2/philosophie générale/3- L'essence de la vérité.md
new file mode 100644
index 0000000..75c949a
--- /dev/null
+++ b/semestre 2/philosophie générale/3- L'essence de la vérité.md
@@ -0,0 +1,119 @@
+---
+tags:
+ - sorbonne
+ - philosophie
+ - philosophie-générale
+semestre: 2
+---
+Dès qu'on essaye de définir la vérité, on présuppose l'idée d'une adéquation
+|> on présuppose que l'essence de la vérité consiste dans cet accord
+
+Heidegger, « De l'Essence de la vérité » montre bien l'accord (voir [[2- Les critères de vérités]])
+
+Pourquoi nous questionnons-nous sur l'essence de la vérité si on a des critères et qu'on connait l'accord ?
+|> ne prendrait-on pas le problème à l'envers ?
+|> et si on connaissait ce qu'était la vérité et qu'on a donc des connaissances vraies ?
+|> on connait la vérité, donc on est capable de trouver une méthode (les critères)
+
+**Biblio utile**
+Heidegger, « De l'Essence de la vérité »
+|> très compréhensible au début, puis plus du tout
+
+Heidegger, _Être et Temps_, notamment §44
+
+Heidegger, _Les problèmes fondamentaux de la phénoménologie_
+|> est un cours prononcé en 1927
+|> complément de _Être et Temps_
+
+Heidegger, _Être et Temps_, §44, « *Dasein*, ouverture et vérité »
+
+*Dasein* = mot plus traduit, est dans le vocabulaire philosophique international
+|> littéralement est « être-la » -> surnom de l'humain pour Heidegger
+|> signifie l'être pour qu'il y a de l'être -> le type d'être pour qui le mot être a du sens
+|> manière de se rapporter à l'humain selon une certaine détermination
+
+Heidegger constate que la philo dès son origine a associé vérité à l'être
+|> s'est déterminé comme une « science de la vérité » (Aristote, _Métaphysique_, $\alpha$)
+|> comme une science qui s'intéresse à l'être en tant qu'être -> s'intéresse à l'essence des choses
+-> besoin de s'interroger sur le mode d'être de la vérité et pour qui est-ce qu'il y a vérité ?
+|> permet de questionner la relation de la vérité avec ce qui est et de celle de l'humain avec la vérité
+
+L'humain, c'est celui qui est capable de comprendre la vérité
+|> il y a de la vérité pour l'humain
+
+Que représente entendre pour l'humain ?
+|> entendre dans le sens action de l'entendement
+
+Analyse de l'accord permet de répondre à tout pour Heidegger
+|> revient à élucider l'existence de la vérité pour l'humain
+
+Aristote aurait soutenu que les représentation de l'âme (les « vécus de l'âme ») sont des adéquations de l'âme (Aristote, _De l'Interprétation_, I)
+|> constate que les choses sont égales aux accords sur les choses
+|> vérité est ensuite dérivée de ce constat
+
+Qu'est-ce qui a dans l'accord présent dans la vérité ?
+
+Accord est un type de relation (qlq chose avec qlq chose)
+
+Par rapport à quoi l'esprit et la chose s'accorde-t-il ?
+|> n'est pas une égalité (pas la même identité)
+|> est le "tel que" -> quelle est sa nature et comment la vérité devient manifeste ?
+
+Le "tel que" est-il un accord de connaissance avec la chose lui-même ?
+|> cela dépend de ce qu'on appelle connaissance
+|> un énoncé est vrai s'il fait voir la chose dans son identité
+|> « il dévoile l'étant en lui-même. Il énonce, il exhibe, il fait voir l'étant en son être dévoilé. L'être vrai (vérité) de l'énoncé doit s'entendre comme être dévoilant »
+|> permet de découvrir qlq chose de la chose qui exprime
+-> explique ce que la définition classique implique
+
+Ce qui définit l'humain, c'est d'être ouvert au monde
+|> notre existence la fois une contingence et déterminé
+|> l'humain se découvre comme jeter dans le monde
+|> est aussi marqué par le projet -> on peut devenir celui qu'on veut devenir
+
+Le fait d'être au monde est se qui caractérise l'accord de la vérité
+|> comment pouvons-nous passer de l'un à l'autre ?
+|> quelle la place du phénomène de la vérité pour l'humain qui est au monde ?
+
+Dire la vérité est une manière d'être de l'humain
+|> définit ce qu'est l'être humain
+|> énoncé vrai est fondé sur l'être au monde, sur l'ouverture de l'humain au monde
+|> c'est grâce à cette ouverture qu'on peut exprimer le monde
+|> la vérité est le fait d'avoir accès aux choses en tant qu'être ouvert au monde
+|> l'humain est donc *dans* la vérité, mais peut aussi être en dehors
+|> le mode du « on » (Man en allemand) est la non-vérité -> est général, non-assumé
+|> le mode du « on » arrête d'envisager les choses
+|> ce mode n'empêche pas la vérité, on arrête juste d'être totalement ouvert
+|> modalité du « on » = bavardage, curiosité, équivoque
+
+Bavardage = un type de parole n'essayant pas d'énoncer les choses telles qu'elles sont, mais maintient le flux de parole pour la parole (parler pour parler)
+|> neutralise ce qui est dit
+|> détourne de la tâche de la véritable compréhension
+|> engendre une compréhension indifférente à ce qui est dit
+
+Curiosité = s'intéresser au monde par la perception
+|> défaut de la curiosité est quand elle ne cherche qu'à voir pour voir
+|> le bavardage produit la curiosité
+|> s'oppose à l'étonnement
+
+Équivoque = caractérise le statut de ce qui est énoncé ou vu dans le bavardage / curiosité
+|> caractérise toujours l'opinion répandue -> toujours flou
+|> se manifeste dans le pressentiment ou dans l'impression de savoir ce qui doit arriver
+-> impression de connaître la chose
+|> la vérité devient impossible à identifier
+
+Conséquences du « on »
+1. neutralise la vérité en enlevant sa relation avec moi
+2. produit une fausseté ou une apparence de vérité qui pervertie notre rapport aux choses, à autrui et à nous-même
+
+À chaque fois qu'on questionne le « on », on se rapproche de la vérité
+|> suppose la décision préalable de s'engager dans la vérité et l'ouverture de l'humain au monde qui l'entoure
+=> dimension existentiel de la vérité
+
+Tout énoncé vrai suppose une compréhension antérieure
+
+Il n'y a de vérité que dans la mesure et au moment où le *dasein* est
+|> vérité n'est que pour l'humain car nécessité d'être ouvert au monde
+|> y compris pour les vérités semblant universelles (celles de la physique, de la logique...)
+-> vérité est relative à l'humain, car elle n'est possible que pour lui
+|> avant les lois de Newton soient formulés, elles n'étaient ni vraies, ni fausses (mais elles existaient déjà), pourtant les choses respectaient déjà ces lois -> elles sont devenues vraies grâce à la manière dont les choses sont \ No newline at end of file
diff --git a/semestre 2/philosophie générale/td/5- Nietzsche.md b/semestre 2/philosophie générale/td/5- Nietzsche.md
index b9db4dc..ea04edd 100644
--- a/semestre 2/philosophie générale/td/5- Nietzsche.md
+++ b/semestre 2/philosophie générale/td/5- Nietzsche.md
@@ -46,4 +46,15 @@ Savant est dangereux car pense libérer les autres de l'idéal ascétique alors
|> est un croyant inconscient, de mauvaise foi
|> savoir, c'est croire qu'on ne croit pas
-C'est la volonté qui institue la vérité chez Nietzsche \ No newline at end of file
+C'est la volonté qui institue la vérité chez Nietzsche
+
+> [!danger] Problème dans la philosophie de Nietzsche
+> Souvent, ses catégories sont trop simplistes et caricaturales
+> |> ce sont limite des hommes de paille
+> |> après, ça doit avoir une certaine réalité historique liée à son expérience personnelle, mais ce n'est pas vraiment généralisable
+
+Par la volonté de lucidité que l'idéal ascétique s'autodétruit
+|> Dieu devient incroyable (littéralement)
+
+L'homme véridique cherche la vérité, car il a peur de se tromper
+|> science car on ne supporte pas de se tromper \ No newline at end of file
diff --git a/semestre 2/philosophie générale/td/6- Michel Henry.md b/semestre 2/philosophie générale/td/6- Michel Henry.md
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index 0000000..dc5fc10
--- /dev/null
+++ b/semestre 2/philosophie générale/td/6- Michel Henry.md
@@ -0,0 +1,19 @@
+---
+tags:
+ - sorbonne
+ - philosophie
+ - philosophie-générale
+ - td
+semestre: 2
+---
+Michel Henry, _La Barbarie_
+|> barbarie par excès de civilisation -> domination de la science détruit tout en objectivant
+
+Deux vérités = objectiver et vérité de la vie
+|> est l'enjeu du texte
+
+Nietzsche, _Fragments Posthumes_ est super pertinent pour Nietzsche
+
+Ipséité = ce qui fait notre singularité
+
+L'objet est une production de la vie -> sans la vie, personne ne pourrait voir l'objet : il ne serait donc pas \ No newline at end of file