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tags:
  - sorbonne
  - philosophie
  - histoire-philosophie-médiévale
semestre: 3
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Page 42 à 55

Fondements théologiques du scepticisme
|> _Policraticus_, VII, Chapitre 1
|> _Entheticus_
|> _Metalogicon_, IV, Chapitre 40 - 41

Critique de la prétention et de l'orgueil de la philosophie antique à tout connaître
|> dimension très religieuse
|> « sont des sectes »
-> les sceptiques sont une réaction à cette vision
|> les académiciens sont considérés comme sage car ils sont sceptiques

Le scepticisme de Jean est modéré
|> présence d'un désir naturel de la vérité (provient de Dieu), qui nous caractérise par nature
|> pour lui, seul Dieu sait toute chose -> n'est pas une chose humaine

Thomas d'Aquin :
- la philosophie ne permet pas d'accéder au sens, donc besoin de la théologie
## Fidéisme chez Philon d'Alexandrie
-20 à 50 (environ)

Fidéisme est la centralité de la révélation et de la foi dans l'obtention de la connaissance
|> dévalorisation de la rationalité au profit de la foi
|> chez Philon, ce fidéisme est biblique

Carlos Lévy, _Les scepticismes_, p. 84-85
Ce qui intéresse les penseurs monothéistes, ce n'est pas la relation nihiliste
|> ce sont les pensées néo-académiciennes

Scepticisme a l'air d'être une nostalgie de la transcendance
|> on associe notre incarnation (vie dans un monde d'apparence) à une transcendance perdue
|> provient du _Phédon_

Contraire d'Augustin car on doit dépasser le désespoir de l'absence de vérité
|> la foi monothéiste n'est pas systématiquement associée au scepticisme

Philon reste très critique des sceptiques
|> considère que ce sont des sophistes
-> n'est pas évident d'associer Philon aux sceptiques

Philon propose une épochè (suspension du jugement)
|> Carlos Lévy parle d'épochè transcendentale -> permet de montrer que c'est une reprise
|> provient d'une limite humaine tirée de Dieu
-> le sage est celui qui réalise cette épochè
|> il doit suspendre sa marche car la vérité divine nous transcende infiniment
|-> dimension métaphysique et éthique
|> épochè est possible car Dieu est présent et le retient
## Retour à Jean de Salisbury
La thèse d'Augustin contre le scepticisme n'est pas une nécessité pour la théologie
|> fidéisme biblique est possible
|> provient du néant de la connaissance humaine par rapport à la transcendence divine

Jean suit ce fidéisme biblique
|> pas que théologique, possède aussi un lien avec Aristote
|> faiblesse de la raison propre à notre condition incarnée
|> le doute le plus radical n'est pas acceptable -> besoin d'avoir une version plus modérée

**Doute radical vs probabilisme**
Doute radical mène au doute de la moindre chose la plus ordinaire
|> est le rôle de l'Académicien
Probabilisme n'empêche pas la connaissance par la foi et permet de créer des preuves rationnelles
|> elle ne concerne qu'une partie de notre activité intellectuelle
|> ce qui est de mise pour le reste, c'est la modestie épistémique du scepticisme
-> la certitude n'est pas la norme
|> les sages sont capable de douter -> besoin d'une éducation intellectuelle
|> considérer que la vérité est inaccessible est un nouveau dogmatisme
-> besoin de questioner ce qui est le plus probable d'être vrai
|> si on se concentre que sur ce qu'on peut démontrer d'une manière absolue, on limite énormément ce qu'on peut faire
|> il y a certaines choses qui sont douteuses au sage, alors on doit refuser de se précipiter pour répondre -> pas de suspension de l'assentiment

Mais quel critère pour le probable ?
|> l'habitude rend probable la répétition d'un schéma similaire -> est la base de la confiance
|> besoin de marquer la confiance avec « je pense », « je crois »
|> confiance rationnelle est l'intermédiaire entre la science et l'opinion : elle est probable, mais pas certaine
|> plus une chose est connue, plus la connaissance les touchant devient probable
|> opinion fiable disparaîtra pour une opinion plus probable, opinion forte peut devenir une confiance -> arrive lors des répétitions des événements
-> confiance est l'équivalence de la certitude pour les choses douteuses

> [!warning] Confiance $\neq$ certitude
> Même si la confiance est équivalente à la certitude, ces deux objets restent différents car la confiance ne garantie pas tout le temps la vérité !

> [!NOTE] Probabilité devient une nouvelle norme
> Probabilité remplace là où la science n'est pas possible.

Au final, il s'agit d'une réflexion sur la bonne conduite de la vie épistémique
|> est une éthique sceptique et une éducation