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path: root/semestre 4/éthique
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-rw-r--r--semestre 4/éthique/1- La morale sans équivoque.md137
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diff --git a/semestre 4/éthique/0- Introduction.md b/semestre 4/éthique/0- Introduction.md
index 16593d5..1be8e1a 100644
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tags:
- sorbonne
- philosophie
+ - éthique
semestre: 4
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Examen est un commentaire sur les _Fondements de la métaphysique des mœurs_
diff --git a/semestre 4/éthique/1- La morale sans équivoque.md b/semestre 4/éthique/1- La morale sans équivoque.md
new file mode 100644
index 0000000..1d33e06
--- /dev/null
+++ b/semestre 4/éthique/1- La morale sans équivoque.md
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+---
+tags:
+ - sorbonne
+ - philosophie
+ - éthique
+semestre: 4
+---
+Nous n'hésitons à désigner certaines choses comme morale/bonne et d'autres comme immorale/mauvaise
+|> jugement de valeurs est complètement naturel
+|> tous les jugements de valeurs ne sont pas moraux
+=> qu'est-ce qu'un jugement moral ?
+
+Une chose bonne n'est pas forcément *moralement* bonne
+|> la construction philosophie la plus proche est celle des stoïciens
+-> est le fondement de la construction de Kant
+## Stoïciens
+Cicéron a l'air d'être l'interlocuteur de Kant ici
+|> on devrait parler des préférables pour les choses qu'on préfèrent
+|> préférable n'est pas le bien dans le sens moral
+
+Les préférables sont indifférents -> ni bon, ni mauvais
+|> en tant que tel, on ne peut pas questionner leur moralité
+
+Le bien qui nous transforme en qlq'un de bien est le vrai bien
+|> nous transforme en quelqu'un de moral
+|> impossible d'en faire mauvais usage
+
+Vertu possède différentes formes :
+1. sagesse
+2. justice
+3. courage
+4. modération
+
+Être méchant, c'est être malheureux
+|> identité (lien analytique pour Kant) entre la vertu et le bonheur
+## Dépassement des stoïciens
+Kant dépasse les stoïciens en indiquant qu'il existe plusieurs types de bien
+|> garde la méthode des stoïciens
+|> mais tous les biens ne sont pas bons sans restriction -> certains ont besoin de suivre des conditions pour être bon
+|> beaucoup de biens sont relatifs
+
+Kant cherche un bien qui ne soit pas susceptible d'être perverti
+
+Une bonne volonté ne peut pas être perverti
+|> elle est absolument bonne
+|> seule chose qui permet cela
+-> le même argument donne ces deux conséquences
+|> elle garantie qu'un bien est toujours bon
+|> sans, un bien peut devenir un maux
+=> bonne volonté est une volonté orientée dans une bonne direction
+|> est plutôt une *volonté bonne*
+
+Une fin universelle est faire quelque chose qui est bien, mais qui ne nous intéresse pas
+|> la volonté bonne est celle nous orientant vers ce désintéressement
+
+Les vertus stoïciennes ne permettent pas de faire le bien d'une manière inconditionnelle
+
+> [!NOTE] Tempérament ou caractère chez Kant ?
+> Tempérament = ce qui est donné par la nature
+> Caractère = ce que nous faisons de nous-même
+
+Pour Kant, les stoïciens ont oublié la réalisation de la volonté
+|> cherche à reconstruire l'analyse stoïcienne des vertus, mais en l'améliorant
+|> le bien absolu provient forcément de vouloir le bien de la bonne manière
+|> une volonté bonne reste absolument bonne, même si elle n'a aucun effet, même si elle ne produit strictement rien dans le monde -> elle peut être absolument bonne et absolument inutile
+=> attention, ce n'est pas la déclaration d'intention qui compte (comme vouloir la paix dans le monde)
+|> ce n'est pas quelque chose de futile, d'inconsistent
+|> besoin d'avoir une volonté, un engagement intérieur
+|> Kant conclue ça car on ne voit pas forcément l'extérieur de la volonté
+-> morale est forcément liée à l'engagement intérieur
+## Pourquoi possédons-nous une raison pratique ?
+Kant construit une téléologie naturelle
+|> nous possédons une raison pratique
+|> pourquoi la nature nous donne cette faculté ?
+-> la majorité des choses tendent vers une certaine fin utile (jugement réfléchissant sur la nature, est dans _Critique de la raison pratique_ pour parler de ça)
+|> on possède des yeux pour voir, alors pourquoi connaissons nous la morale ?
+|> permet de fixer les objectifs, les fins et les moyens pour tendre vers ces objectifs
+
+Raison est le moyen que la nature semble avoir choisi pour atteindre un résultat, mais en nous laissant le choix
+|> on se trompe puisqu'on peut raisonner ?
+|> pourquoi ne sommes-nous pas complètement déterminés ?
+
+Les fins visés par la nature semblent être :
+- la culture
+- ou le bonheur
+
+Si Kant pouvait donner une raison théorique, ça aurait été idéal
+|> permettrait de comprendre pourquoi notre nature aurait été parfaite
+=> la nature nous a doté du don de s'autodéterminer
+|> nous voulons être heureux, c'est un fait de la nature humaine
+|> la raison nous permet-elle d'être heureux ?
+-> les lumières (sauf Rousseau) et les stoïciens sont en faveur de cette thèse
+|> nos besoins explosent à cause de la raison -> on n'est jamais satisfait
+|> la raison nous rend malheureux pour Kant, donc on déteste la raison
+
+Rousseau, second discours
+>L'homme qui médite est un animal dépravé
+
+Construction d'un presentiment philosophie sur la raison
+=> la raison ne vise pas le bonheur
+|> elle sert donc à construire la moralité
+|> Rousseau cherche donc à affirmer que la moralité est plus importante que le bonheur dans notre vie
+-> la valeur de notre existence
+|> la raison pratique permet d'avoir une volonté bonne, ce qui permet d'accéder à la moralité
+|> or, comme nous avons la raison, cela est extrêmement important
+
+Kant construit alors la volonté bonne est un bien (bon sans restriction)
+|> peu importe si ça nous rend heureux ou non, la nature nous a donné la capacité à être morale, donc *nous devons être moraux*
+|> on devrait alors viser le bonheur conditionné par la moralité pour avoir le bien complet
+-> Kant ne définit pas la volonté bonne, il affirme d'abord sa supériorité
+|> axiologique (jugement de valeurs)
+
+Quand on analyse le concept de devoir, on regarde la volonté bonne
+|> ne pas oublier qu'on fait un détour par là
+-> pourquoi ?
+|> montre une difficulté propre à la notion de volonté bonne, compliqué de le définir comme ça
+|> analyse va montrer qu'on ne peut pas définir son contenu
+|> n'est pas définissable comme étant la volonté de quelque chose de bien
+
+Concept du devoir contient la volonté bonne avec certaines restrictions et certaines entraves subjectives
+|> étrange de regarder le devoir pour observer la volonté bonne, car là on la considère avec des restrictions
+-> restrictions et entrave subjectives, car nous pouvons ne pas en avoir envie
+
+Dieu (s'il existe) possède une volonté bonne (par définition), mais il n'a aucun devoir
+|> il fait spontanément ce qui est bien
+|> il n'y a pas de contrainte dans son action, car elle est toujours bonne
+
+La bonté en nous est toujours dans une forme combative
+|> elle se déploie toujours face à des obstacles (nous ne voulons pas le faire)
+|> est ce qu'appelle Kant la vertu
+-> être vertueux, c'est être bon quand il y a qlq chose qui nous pousse à ne pas l'être
+|> volonté bonne est mise en exergue par le devoir -> elle devient manifeste
+
+Bonté provient-elle de l'opposition (volonté bonne) ou de l'inclinaison sensible (faire le bien suite aux sens) ?
+-> devoir cherche à dépasser ça
+|> qu'est-ce que faire son devoir ?
+## Devoir \ No newline at end of file
diff --git a/semestre 4/éthique/td/0-.md b/semestre 4/éthique/td/0-.md
new file mode 100644
index 0000000..d942be8
--- /dev/null
+++ b/semestre 4/éthique/td/0-.md
@@ -0,0 +1,46 @@
+---
+tags:
+ - sorbonne
+ - informatique
+ - éthique
+ - td
+semestre: 4
+---
+On travaille des textes
+
+10/03 et 14/04 pour les DS
+
+---
+
+Chacun d'entre nous a déjà produit un jugement moral
+|> existe-t-il une objectivité dans ce jugement ?
+
+Rousseau, _Confessions_, II
+|> présente une calomnie qu'il a fait
+|> même face à la plus menteuse des justifications, Rousseau se sentait toujours coupable
+-> comment la conscience sait-elle que cette action est immorale ?
+|> sur quoi repose-t-elle ?
+-> besoin d'avoir une forme d'objectivité
+
+Kant analyse cette question de l'objectivité morale dans _Les Fondements de la métaphysique des mœurs_
+|> suit la construction empiriste
+|> recherche l'objectivité morale en se fondant sur la liberté humaine
+
+Dans _Critique de la raison pratique_, Kant annonce dans la préface que la conscience morale est un fait de la raison
+|> culpabilité et le blâme de Rousseau découle de sa raison
+-> mais qu'est-ce qu'on entend par *fait de la raison* ?
+|> besoin de distinguer fait de la raison au fait empirique
+|> fait empirique peut être prouvé par l'expérience (est empirique)
+|> fait de raison est la réalité non empirique d'un objet
+-> provient donc d'une raison *objective* sur ce qu'il aurait dû faire
+|> autrement dit, *on sait* que l'on enfreint la loi morale
+
+Les *a priori* du monde moral doivent être nécessaires et suffisants
+|> doivent être saisi par la raison pure (indépendamment de l'empirisme)
+|> sinon, on ne pourrait pas avoir un principe moral
+-> on peut construire des jugements moraux en dehors de l'expérience
+
+*a priori* = autonomie
+*a posteriori* = hétéronomie
+|> la recherche de l'autonomie a besoin de l'*a priori*
+|> d'où l'entreprise kantienne \ No newline at end of file