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diff --git a/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md b/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md index 3ed8fbc..dd0a613 100644 --- a/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md +++ b/semestre 2/philosophie générale/1- Figures de la vérité.md @@ -79,7 +79,7 @@ Les « maîtres de vérité » vs les savants (ceux qui cherchent la vérità |> vérité dans le sens mythique / religieux |> comment passe-t-on de cette vision à celle rationnelle ? |> on peut quand même voir cette figure dans certaines personnalités -|-> les discours paraissent vrais car la personne le prononçant possède une force (like Trump) +|-> les discours paraissent vrais car la personne les prononçant possède une force (like Trump) Figures de maîtres de vérité : - Aède (poète) diffuse les savoirs via la parole @@ -99,9 +99,9 @@ Quelles vérités prononcent le roi ? |> est un rituel provenant des dieux -> le roi ne sert que de relais des dieux -Ici, la vérité est un type de parole prononcée dans certaines conditions par un personne investi de pouvoir particuliers +Ici, la vérité est un type de parole prononcée dans certaines conditions par une personne investie de pouvoir particuliers |> dépend donc de la personne -|> parole est efficace réalisant une action -> est performative (poète montre les puissances invisibles, roi institue la justice) +|> parole efficace réalise une action -> est performative (poète montre les puissances invisibles, roi institue la justice) |> parole ne dépend pas du temps (présent gnomique, présent de vérité générale) |> ne cherche jamais l'assentiment du locuteur ou du groupe et n'attend pas de validation -> parole transcende les humains et est le privilège d'une fonction sociale @@ -133,13 +133,13 @@ Critique de l'*ad populum* |> besoin de l'accord des interlocuteurs, surtout quand ils ne sont pas d'accord au départ Critique de l'*ad hominem* -|> transforment le dialogue en dispute +|> transforme le dialogue en dispute Cette vision demande une égalité des interlocuteurs |> lien entre vérité et éthique -> besoin de veiller au respect de son interlocuteur et certaines règles |> n'est pas l'unique forme d'accès à la vérité -|> mais tous les énoncés est adressé à un interlocuteur et implique la possibilité de l'examen par le lecteur +|> mais tous les énoncés sont adressés à un interlocuteur et impliquent la possibilité de l'examen par le lecteur La vérité est, d'une manière générale, toujours menacée par les passions ## C. La place de la preuve @@ -163,7 +163,7 @@ Les prémisses sont vraies et premières si elles sont vraies par elle-même Premiers principes de la connaissance |> principe de non contradiction -> $A\land\lnot A$ est impossible -|> principe du tiers exclu -> $A\lor B$ où $B$ exclue $A$ est complète (demain il pleuvra ou il ne pleuvra pas) est toujours vrai +|> principe du tiers exclu -> $A\lor B$ où $B$ exclue $A$ est complète (demain il pleuvra ou il ne pleuvra pas) et toujours vrai |> principe d'identité -> $A=A$ est vrai -> permettent la connaissance et sont les points de départ |> dirigent la marche de la connaissance @@ -189,7 +189,82 @@ Une démonstration doit donc mettre en évidence des causes 4. cause finale -> but / fonction d'une chose Prémisses doivent être vraies, premières, immédiates, mieux connues que la conclusion, antérieures à la conclusion et causes de la conclusion +-> est nécessaire pour avoir un point de départ premier Indémontrable = immédiat *ici* -Démonstration reproduit sur le plan du discours ce qu'il se produit sur le plan causal
\ No newline at end of file +Démonstration reproduit sur le plan du discours ce qu'il se produit sur le plan causal + +Deux types : pour nous et en soi +|> objectif est d'atteindre l'en soi, mais on part souvent du pour nous +|> ce qui est antérieur et mieux connu pour nous sont les choses que l'on perçoit +|> ce qui l'est en soi touche l'universel ($\forall$), inaccessible pour nos sens (sont ponctuels ($\exists$)) +|> universel énonce une propriété essentielle + +Si une démonstration n'utilise pas des prémisses antérieur et mieux connu en soi, alors elle n'est pas fiable pour la connaissance + +Déduction dialectique = démonstration se basant sur des idées admises +|> idées partagées par presque tous ou par les experts les plus reconnus +|> le côté admis possède des garants réels autorisés ou accrédités par une adhésion affective +|> s'oppose au *paradoxe* (dans son sens ancien : côté communément admis) +|> ne caractérise pas la réalité de l'idée +-> cherche à répondre à une alternative pratique entre un choix et un rejet +|> est une vision pratique de la démonstration scientifique +|> mais elle n'établit pas la vérité : on cherche la connaissance, on ne la montre pas + +La dialecticien fait des déductions dialectiques en divisant +|> il distingue et choisit une vision +|> cherche à préparer / éprouver quelque chose +-> nous pousse à devenir habile argumentateur +|> risque de nous faire devenir sceptique, car peut neutraliser la vérité (ou peut argumenter pour $A$ et $\lnot A$) + +Aristote dit qu'on peut facilement choisir après la déduction dialectique +|> besoin d'un critère supplémentaire pour choisir correctement l'une des deux hypothèses +|> l'aptitude à bien choisir le vrai et à bien éviter le faux -> est le don naturel en nature de vérité +|> est ce que les gens bien doués par la nature peuvent faire -> capacité à discerner le meilleur +-> permet le dépassement du scepticisme et donc l'usage philosophique de la dialectique + +Bon choix du vrai permet d'appliquer le discernement de l'humain bon dans l'action +|> vérité est l'analogue du bon + +Quelles sont les limites d'une preuve ? +|> deux gros problèmes +|> liés aux prémisses + +Soit les prémisses sont des principes, soit elles ne le sont pas +|> mène aux principaux problèmes + +Si les prémisses ne sont pas des principes, alors on doit vérifier qu'elles soient vraies +|> besoin de démontrer de ces prémisses +|> tant qu'on n'a pas de valeurs de principe, besoin de tout démontrer +|> il pourrait exister des principes méconnaissables (ou qu'ils n'existent pas) +-> aucune démonstration n'est possible à cause de la régression à l'infini + +Si les prémisses sont des principes, alors elles sont indémontrables +|> si on veut les démontrer, on se retrouve à faire un cercle vicieux (ou une pétition de principe) -> voir Aristote, _Métaphysique_, $\Gamma$, 4 pour le principe de non contradiction +|> comment peut-on s'assurer de leur véracité ? il existerait un vrai sans preuve directe +|> en admettant leur véracité, comment s'assurer que nous sommes parvenus jusqu'à eux ? +-> besoin d'avoir une indication de ces principes +=> comment identifier la vérité sans démonstration ? + +Méthode selon Pascal, _ouvrage (moodle)_ +|> prouver à l'aide d'une démonstration +|> disposer toutes les propositions dans un certain ordre +|> deux méthodes : une parfaite et une celle de la géométrie (qui n'est donc pas parfaite) +|> méthode parfaite s'assure d'employer des termes dont le sens est clairement défini, elle n'avance aucune proposition non démontrer par des vérités déjà connues +|> méthode parfaite est impossible car définir tous les termes demande de définir encore plus de termes *et* parce que tout démontrer demande un temps infini -> comment s'assurer que quand on s'arrête, tout puisse être vrai ? +|> l'esprit humain s'arrête au niveau des mots primitifs non définissables et des principes dont la clarté est suffisante ne demandant pas la clarté -> sont suffisants, mais n'assure pas complètement la vérité +-> la géométrie s'en rapproche le plus : elle est aussi certaine, mais moins convaincante + +escape, temps, mouvement, égalité = exemples de mots primitifs pour la géométrie +lumière, humain, être = exemples de mots primitifs +-> ils désignent naturellement les choses qu'ils signifient +|> personne n'est d'accord, mais tout le monde sait à quoi renvoie ces termes +-> est la marque d'une perfection selon Pascal +|> pas besoin de les définir en raison de leur extrême évidence +|> quand on dit « le temps passe », tout le monde comprend + +On a donc besoin d'avoir des prémisses claires et évidentes ainsi qu'un raisonnement rendant nécessaire la conclusion face aux prémisses + +Mais comment distinguer la vérité avant la démonstration ? +|> besoin de critères
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