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authorAnhgelus Morhtuuzh <william@herges.fr>2025-10-05 16:28:33 +0200
committerAnhgelus Morhtuuzh <william@herges.fr>2025-10-05 16:28:33 +0200
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Cours du 29 au 3 octobre
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@@ -12,6 +12,7 @@
\usepackage{framed}
\usepackage{parskip}
\usepackage{titlesec}
+\usepackage{tikz}
\renewcommand{\familydefault}{\sfdefault}
@@ -143,7 +144,8 @@ headpunct=,%
\maketitle
\tableofcontents
\newpage
- \section{ensemble ordoné}
+ \section{Ensemble ordonné}
+ \subsection{Définition}
\begin{defn}
Une relation d'ordre $\preceq$ est une relation binaire sur $E$ si et seulement si~:
\begin{itemize}
@@ -219,7 +221,42 @@ headpunct=,%
La slide est ainsi fausse, mais les ensembles à moins de deux éléments sont peux intéressants.
\end{proof}
- Revoir les slides 4 - 6.
+ \subsection{Représentation d'une relation d'ordre}
+ \begin{defn}
+ La représentation d'une relation d'ordre $R$ sur un ensemble $E$ est le graphe \textit{minimal} représentant
+ une relation $\to$, telle que~:
+ \begin{itemize}
+ \item la fermeture réflexive et transitive $\to^*$ de $\to$ correspond exactement à la relation $R$
+ \item $\to$ est la plus petite relation dont la fermeture réflexo-transitive est égale à la relation $R$
+ \item $\to$ contient tous les couples $(a,b)\in R$ tels que $a\neq b$ et que~:
+ $$ \forall c\in E, c\neq a, c\neq b,\quad (a,c)\not\in R\lor (c,b)\not\in R $$
+ \end{itemize}
+ On a donc que $\to$ s'obtient en supprimant de $R$~:
+ \begin{itemize}
+ \item les couples $(x,x)\in R$ (réflexivité)
+ \item les couples pouvant se déduire par transitivité
+ \end{itemize}
+ On dit que ce graphe est couvrant.
+ \end{defn}
+ \begin{props}
+ Le coupe $(a,b)$ appartient à $R$ si, et seulement si, il existe un chemin dans le graphe couvrant.
+ \end{props}
+ \begin{exemple}
+ Graphe couvrant de $\leqslant$ sur $\mathbb{N}$~:
+
+ \begin{tikzpicture}
+ \node (start) {0};
+ \node (1) [right of=start] {$1$};
+ \draw [->] (start) -- (1);
+ \node (2) [right of=1] {$2$};
+ \draw [->] (1) -- (2);
+ \node (3) [right of=2] {$3$};
+ \draw [->] (2) -- (3);
+ \node (4) [right of=3] {$\ldots$};
+ \draw [->] (3) -- (4);
+ \end{tikzpicture}
+ \end{exemple}
+ \subsection{Monotonie}
\begin{defn}
Soient $(E_1,\preceq_1)$ et $(E_2,\preceq_2)$ deux ensemble ordonnés.
@@ -238,11 +275,146 @@ headpunct=,%
Deux ensembles ordonnés $(E_1,\preceq_1)$ et $(E_2,\preceq_2)$ sont isomorphes s'il existe une bijection
$f:E_1\to E_2$ telle que $f$ et $f^{-1}$ sont monotones.
\end{props}
- Slide 8 pour des exemples et pour le retour des graphes.
+ \begin{exemple}
+ Soient $(\mathbb{N},\leqslant)$ et $(\mathcal{P}(\mathbb{N}),\subseteq)$ deux ensembles ordonnés.
+
+ $f:\mathbb{N}\to\mathcal{P}(\mathbb{N})$ telle que $f(n) = \{k|k\leqslant n\}$ est monotone.
+
+ $g:\mathbb{N}\to\mathcal{P}(\mathbb{N})$ telle que $g(n) = \{ n\}$ n'est pas monotone.
+ \end{exemple}
\begin{warn}
Une bijection $f$ peut être monotone sans que $f^{-1}$ ne le soit~!
\end{warn}
+ \subsection{Minimum, maximum, bornes}
+ \begin{defn}
+ Soit $(E,\preceq)$ un ensemble ordonné et $X$ une partie de $E$.
+
+ Un élément minimal $x$ de $X$ est un élément tel que~:
+ $$ \forall y\in X,\quad y\preceq x\implies y=x $$
+
+ Un élément maximale $x$ de $X$ est un tel que~:
+ $$ \forall y\in X,\quad x \preceq y \implies x=y $$
+ \end{defn}
+ \begin{defn}
+ On dit que $e\in E$ est un minorant de $X$ si~:
+ $$ \forall x\in X,\quad e\preceq x $$
+
+ On dit que $e\in E$ est un majorant de $X$ si~:
+ $$ \forall x\in X,\quad x\preceq e $$
+ \end{defn}
+ La différence avec l'élément minimal, c'est que $e$ n'est pas forcément dans $X$~!
+ La différence avec l'élément maximal, c'est que $e$ n'est pas forcément dans $X$~!
+ \begin{defn}
+ Le plus petit élément (aussi appelé minimum) de $X$, s'il existe, est l'unique élément de l'intersection de $X$
+ et de ses minorants.
+
+ Le plus grand élément (aussi appelé maximum) de $X$, s'il existe, est l'unique élément de l'intersection de $X$
+ et de ses majorants.
+ \end{defn}
+ Le minimum est le minorant dans $X$~!
+ Le maximum est le majorant dans $X$~!
+
+ \begin{proof}
+ Soient $x_1$ et $x_2$ deux minorants (resp. deux majorants) de $X$.
+
+ Par défintion, on a~:
+ $$ x_1\preceq x_2\quad\land\quad x_2\preceq x_1$$
+ Par anti-symétrie, on obtient $x_1=x_2$.
+
+ Ainsi, le minorant (resp. majorant) est unique.
+ \end{proof}
+
+ \begin{defn}
+ La borne inférieure de $X$ est le plus grand élément des minorants de $X$ (s'il existe).
+ On la note $\inf$.
+
+ La borne supérieure de $X$ est le plus petit élément des majorants de $X$ (s'il existe).
+ On la note $\sup$.
+ \end{defn}
+ \section{Ordre bien fondé}
+ \subsection{Relation d'ordre bien fondée et induction}
+ \begin{defn}
+ Une relation d'ordre $\preceq$ sur un ensemble $E$ est dite bien fondée s'il n'existe pas de suite infinie
+ strictement décroissante d'éléments de $E$.
+ \end{defn}
+ \begin{exemple}
+ $\leqslant$ sur $\mathbb{N}$ est une relation bien fondée.
+
+ $\leqslant$ sur $\mathbb{Z}$ n'est pas une relation bien fondée.
+ \end{exemple}
+ \begin{thm}
+ La relation d'ordre sur $E$ est bien fondée si, et seulement si, toute partie non vide de $E$ admet un élément
+ minimal (pour cet ordre).
+ \end{thm}
+ \begin{proof}
+ Soit $E$ un ensemble ordonné par $\prec$, une relation d'ordre bien fondée.
+ Soit $X$ une partie non vide de $E$.
+
+ \fbox{$\implies$}
+ Par l'absurde, supposons que $X$ n'admet pas d'élément minimal.
+
+ Comme $X$ n'est pas vide, il existe $x_0$ dans $X$.
+ Comme $x_0$ n'est pas minimal, il existe $x_1$ dans $X$.
+ On peut ainsi construire \textit{de proche en proche} une suite infinie strictement décroissante, ce qui
+ contredit la définition de $\preceq$.
+
+ \fbox{$\impliedby$}
+ Si toute partie non vide de $E$ admet un élément minimal, c'est en particulier le cas pour une suite
+ strictement décroissante.
+ Soit $(u_n)$ une suite strictement décroissante à valeur dans $X$.
+ Soit $p\in\mathbb{N}$ l'indice de l'élément minimal de $(u_n)$.
+
+ Tous les éléments d'indice supérieur à $p$ doivent être strictement plus petit que $u_p$, ce qui est impossible.
+ $(u_n)$ est donc finie.
+
+ Ainsi, le théorème est vrai.
+ \end{proof}
+ \begin{thm}[Induction]
+ Soit $E$ un ensemble muni d'une relation d'ordre bien fondée $\preceq$ et $P$ une propriété de $E$.
+
+ Si pour tout $x\in E$ et pour tout $y \prec x$ telle que $P(y)$ soit vraie, on a alors que $P$ est vraie pour
+ tous les éléments de $E$.
+ \end{thm}
+ Ceci est une version généralisée de la récurrence.
\begin{proof}
- Fin de la slide 8 pour la preuve.
+ Soit $X$ l'ensemble des $x$ tels que $P(x)$ soit faux.
+
+ Si $X$ est non vide, $X$ admet un élément minimal (car $\preceq$ est bien fondée).
+ Donc, tous les $y$ strictement plus petits que $x$ sont vrais.
+ En utilisant l'hypothèse, $P(x)$ est aussi vraie.
+ $X$ est donc vide.
+
+ Ainsi, pour tout $e\in E$, $P(e)$ est vraie.
\end{proof}
+ \begin{lititle}
+ Démonstration utilisant l'induction
+ \end{lititle}
+ Elle fonctionne de la même manière qu'une récurrence~:
+ \begin{itemize}
+ \item Si $x$ est un élément minimal, on démontre $P(x)$ sans aucune hypothèse.
+ \item On suppose $P(y)$ pour tous les éléments plus petit que $x$ et on démontre $P(x)$.
+ \end{itemize}
+ \begin{exemple}
+ Toutes les démonstrations par récurrence sur $(\mathbb{N},\leqslant)$ sont des inductions~!
+ \end{exemple}
+ \subsection{Ordre lexicographique}
+ \begin{defn}
+ Soient $(E_1,\preceq_1)\ldots(E_n,\preceq_n)$ des ensembles ordonnés.
+
+ La relation d'ordre lexicographique $\preceq$ sur $E_1\times\ldots\times E_n$ est définie par~:
+ $$ \exists i<n,\forall k<i, \quad (e_k=f_k\land e_i\preceq f_i)\quad\lor\quad(e_1,\ldots,e_n) = (f_1,\ldots,f_n)$$
+ avec $(e_1,\ldots,e_n)\preceq(f_1,\ldots,f_n)$
+ \end{defn}
+ C'est-à-dire, soit ils sont tous égaux, soit il existe un indice $i$ où $e_i \preceq f_i$.
+ \begin{props}
+ L'ordre lexicographique est une relation d'ordre.
+ \end{props}
+ On a bien choisi son nom :D
+ \begin{exemple}
+ Flemme de recopier des exemples, voir le diapo 24 (page 46).
+ \end{exemple}
+ \begin{thm}
+ L'ordre lexicographique est bien fondée si $(\preceq_1,\ldots,\preceq_n)$ sont bien fondés.
+ \end{thm}
+ L'ordre du dictionnaire n'est pas bien fondée par contre.
\end{document}
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+\documentclass[a4paper]{article}
+
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+
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+
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+\usepackage{LobsterTwo}
+\titleformat{\section}{\newpage\LobsterTwo \huge\bfseries}{\thesection.}{1em}{}
+\titleformat{\subsection}{\vspace{2em}\LobsterTwo \Large\bfseries}{\thesubsection.}{1em}{}
+\titleformat{\subsubsection}{\vspace{1em}\LobsterTwo \large\bfseries}{\thesubsubsection.}{1em}{}
+
+\title{TD Maths discrètes}
+\author{William Hergès\thanks{Sorbonne Université}}
+
+\begin{document}
+ \maketitle
+ \section*{Exercice 1}
+ \begin{enumerate}
+ \item Maj = $\{1,2,3\}$
+ \item Min = $\{6,7,8\}$
+ \item $\sup V = 3$
+ \item $\inf V = 6$
+ \end{enumerate}
+ \section*{Exercice 3}
+ Soit $(x,y)\in \mathbb{N}^2$.
+ On a que $(x,y)\preceq(x,y)$ car $(x,y)=(x,y)$.
+ $\preceq$ est réflexive.
+
+ Soit $(x,y)\in\mathbb{N}^2$ et $(x',y')\in\mathbb{N}^2$ tel que $(x,y)\preceq (x',y')$ et $(x',y')\preceq (x,x)$.
+ On a que $x+y < x'+y' \land x'+y' < x+y$ ou $(x,y)=(x',y')$.
+ La première possibilité est impossible.
+ Donc la deuxième est forcément vraie.
+ Ainsi, $\preceq$ est anti-symétrique.
+
+ Soit $(a,b)\in\mathbb{N}^2$, $(c,d)\in\mathbb{N}^2$ et $(e,f)\in\mathbb{N}^2$ tel que~:
+ $$ (a,b)\preceq (c,d)\land (c,d)\preceq (e,f) $$
+ Alors, soit $a+b < c+d$, soit $(a,b) = (c,d)$ et soit $c+d<e+f$, soit $(c,d)=(e,f)$
+ Si $a+b < c+d$, alors $a+b < e+f$ dans tous les cas.
+ Si $(a,b) = (c,d)$, on a que $(a,b)\preceq (e,f)$ est vraie.
+
+ Ainsi, $\preceq$ est une relation d'ordre.
+
+ Cet ordre n'est pas total car $(1,0)$ et $(0,1)$ ne sont pas en relations.
+
+ Soit $(a,b)$ un élément plus petit que $(0,0)$.
+ On a donc que $a+b < 0+0 \iff a + b < 0$ ou $(a,b)=(0,0)$.
+ La première possibilité est impossible, donc $\min\{\mathbb{N}^2,\preceq\} = (0,0)$.
+ Ainsi, cet élément est bien fondé.
+ \section*{Exercice 4}
+ Soit $x$. On a que $x$ divise $x$. Donc $|$ est réflexive.
+
+ Soient $(x,y)\in(\mathbb{N}\backslash\{0,1\})^2$ tels que~: $$ x | y \land y | x $$
+ Il existe donc $k_1$ et $k_2$ dans $\mathbb{N}^*$ tels que~: $$ x = k_1y \land y = k_2x $$
+ Or $$ k_1k_2y = y $$
+ Donc $$ k_1=k_2=1 $$
+ i.e. $$ x = y $$
+ Ainsi, $|$ est anti-symétrique.
+
+ Soient $(x,y,z)\in(\mathbb{N}\backslash\{0,1\})^3$ tels que ~: $$ x | y \land y | z $$
+ Il existe donc $k_1$ et $k_2$ dans $\mathbb{N}^*$ tels que~: $$ x = yk_1 \land y = zk_2 $$
+ Or $$ x = zk_2k_1 $$
+ Donc $$ x | z $$
+ Ainsi, $|$ est transitive.
+
+ Alors, $|$ est une relation d'ordre.
+
+ Les éléments minimaux de $E$ sont les nombres premiers car ils ne sont divisibles que par $1$ (qui n'est pas dans
+ $E$) et par lui-même.
+
+ $E$ ne possède pas d'éléments maximaux.
+ Si $x$ est un élément maximal, alors $2x$ est plus grand que $x$ et est divisé par $x$, donc $x$ n'est pas un
+ élément maximal.
+ \section*{Exercice 5}
+ Ici, $\inf$ est le $\mathrm{PGCD}$ de $x$ et $y$ et $\sup$ est le $\mathrm{PPCM}$.
+
+ Les minorants de $A$ sont~: $$ \{1,3\} $$
+ Les minorants de $B$ sont~: $$ \{1\} $$
+ Les majorants de $A$ sont~: $$ \{\sup(A)k | k \in\mathbb{N}^*\} = \left\{\frac{15\times 21}3k | k \in\mathbb{N}^*\right\} $$
+ Les majorants de $B$ sont~: $$ \{\sup(B)k| k \in\mathbb{N}^*\} = \left\{\frac{14\times 21}7k | k \in\mathbb{N}^*\right\}$$
+
+ $A$ ne possède ni de plus petit, ni de plus grand élément.
+ $B$ possède un plus petit élément ($1$), mais pas de plus grand.
+
+ $\{1,3\}$ sont les minorants de $A$.
+ Les majorants de $A$ sont~: $$ \{\sup(A)k | k\in\mathbb{N}^*\} = \left\{\frac{12\times 15}{3}k | k\in\mathbb{N}^*\right\} $$
+ $\inf A=\min A = 3$, et les éléments minimaux sont $\{3\}$.
+ Il n'a pas de borne sup, ni d'éléments maximaux, ni de plus grands éléments.
+
+ Les minorants et majorants ne sont pas forcément dans $A$.
+
+ Les éléments minimaux et maximaux sont dans $A$.
+ Ce sont les minorants et les majorants dans $A$.
+
+ Les bornes ne sont pas forcément dans $A$.
+
+ Le minimum et le maximum sont dans $A$.
+ C'est la borne inférieur et supérieur dans $A$.
+ Ils sont aussi appelés le plus petit et le plus grand élément.
+\end{document}
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\begin{document}
\maketitle
\end{document}
-endsnippet