--- tags: - sorbonne - informatique - maths semestre: 3 --- Partiel en novembre On passe au TME après un certain temps QCM obligatoire |> commence le jour du cours et se finit le lundi en 8 |> peut le faire plusieurs fois -> c'est la dernière qui compte |> il y en a 4 Note : 50% examen + 25% partiel + 10% projet + 10% interro TD + 5% QCM |> règle du max ## Ensembles **Définition** Ensemble est une réunion dans une même entité de certains objets déterminés. Un ensemble ne possède pas d'ordre **Définition** Relation d'appartenance est noté $\in$. Elle indique si un élément $e$ appartient à un ensemble $E$. **Définition** $\varnothing$ est l'ensemble vide, celui qui ne contient rien $\{e\}$ est le singleton $e$ (i.e. l'ensemble contenant exclusivement $e$) **Définition** Le cardinal d'un ensemble est le nombre d'éléments appartenant à cet ensemble. On le note $|E|$ ou $\mathrm{card}(E)$. Par exemple, on a : $$|\{e\}| = 1$$ > [!warning] Ensemble dans un ensemble > $2\not\in\{\{2\}\}$ **Proposition** Tout ensemble contient l'ensemble vide. **Définition** La relation $A\subseteq B$ indique si $A$ est un sous-ensemble de $B$, i.e. $$ \forall a\in A,\quad a\in B $$ **Proposition** Cette relation est réflexive, i.e. $E\subseteq E$ est vraie **Proposition** Cette relation est transitive, i.e. $E_1\subseteq E_2\land E_2\subseteq E_3\quad\implies\quad E_1\subseteq E_3$ est vraie **Définition** On dit que $A=B$ si, et seulement si : $$ A\subseteq B\quad\land\quad B\subseteq A $$ **Proposition** Ainsi, on a que $\subseteq$ est anti-symétrique. **Définition** Une relation est d'ordre si elle est : - réflexive - transitive - anti-symétrique Elle est dite partielle si elle ne fonctionne par pour tous les éléments. **Proposition** Comme $\subseteq$ est réflexive, transitive et anti-symétrique, alors $\subseteq$ est une relation d'ordre. Par contre, deux ensembles ne sont pas nécessairement comparables avec $\subseteq$ : il s'agit donc d'une relation d'ordre partielle. **Définition** $A\cup B$ est l'union de $A$ et $B$, deux sous-ensembles de $E$, tel que : $$ A\cup B = \{x| x\in A\lor x\in B\} $$ $A\cap B$ est l'intersection tel que : $$ A\cap B = \{x| x\in A\land x\in B\} $$ > [!info] Construction d'ensembles > La construction des ensembles dans la dernière définition est dite par compréhension, comme en Python. **Définition** $A$ et $B$ sont disjoints si, et seulement si : $$ A\cap B = \varnothing $$ **Théorème** - Formule du crible, formule de Poincaré Soient $A$ et $B$ deux sous-ensemble de $E$. On a : $$ |A\cup B| = |A|+|B|+|A\cap B| $$ **Définition** La différence $A\backslash B$ , deux sous-ensembles de $E$, est : $$ A\backslash B = \{x|x\in A\land x\notin B\} $$ **Définition** Le complémentaire de $A$, un sous-ensemble de $E$, est noté $\bar A$ et est défini tel que : $$ \bar A= E\backslash A $$ **Définition** Le produit cartésien $A\times B$ est l'ensemble des couples $(a,b)$ avec $a\in A$ et $b\in B$. Donc : $$ A\times B = \{(a,b)|a\in A,b\in B\} $$ **Proposition** Si $E_1,\ldots,E_n$ sont des ensembles finis, alors $$\left|\prod^n_{i=1} E_i\right| = \prod^n_{i=1}|E_i|$$ Voir le diapo pour les propriétés classiques **Définition** Une partie $A$ d'un ensemble $E$ est un sous-ensemble de $E$. $\mathcal{P}(E)$ est l'ensemble des parties de $E$. > [!warning] $\mathcal{P}(E)$ ne peut jamais être vide ! > En effet, on a $\mathcal{P}(\varnothing) = \{\varnothing\} \neq \varnothing$ ! > Ne pas oublier que $\mathcal{P}(E)$ est un ensemble d'ensemble et que $\varnothing$ est bien un ensemble valide ! **Construction de $\mathcal{P}(E)$** Si $E=\varnothing$, alors $\mathcal{P}(E) = \{\varnothing\}$ Sinon, $E=\{e\}\cup F\neq\varnothing$ ($e$ est un élément de $E$ et $F$ est ce qui reste, il peut être vide !) Proposition : $$\mathcal{P}(\{e\}\cup F) = \mathcal{P}(F)\cup\{\{e\}\cup A|A\in\mathcal{P}(F)\}$$Ceci est un appel récursif de la fonction $\mathcal{P}$ permettant ainsi de construire l'ensemble des parties. **Corollaire** Si $E$ est un ensemble fini contenant $n$ éléments, alors $|\mathcal{P}(E)|=2^n$ **Définition** Soit $E$ un ensemble. Quand on partitionne $E$, on construit des parties non vides deux à deux disjointes. Une partition de $E$ est une famille $(A_i)_{i\in I}$ de parties de $E$ telle que : - $A_i\neq\varnothing$ - $A_i\cap A_j = \varnothing$ si $i\neq j$ (pour tout $(i,j)$ dans $I$) - $E=\bigcup_{i\in I} A_i$ > [!warning] Une partition de $E$ n'est pas unique dans le cas générale ! ## Relation **Définition** Relation binaire $R$ d'un ensemble $E$ vers $F$ est un sous-ensemble de $E\times F$, i.e. $$ R\subseteq E\times F $$ On peut la noter $(x,y)\in R$, $x R y$, $R(x,y)$. Lorsque $E=F$, on dit que $R$ est une relation binaire sur $E$. Exemple : - $\mathrm{Id}_E$ est la relation identité de $E$ est une relation binaire sur $E$ telle que $\{(e,e)|e\in E\}$ - $\mathrm{Id}_{\mathbb{N}} = \{(n,n)|n\in\mathbb{N}\}$ - $\leqslant$ sur $\mathbb{N}$ est aussi une relation binaire : $\{(n_1,n_2)\in\mathbb{N}^2|n_1\leqslant n_2\}$ - $<$ sur $\mathbb{N}$ est aussi une relation binaire (elle est incluse dans $\leqslant$) > [!NOTE] Opérations sur les relations > Comme une relation est un ensemble, on peut appliquer les opérations ensemblistes dessus 🎉 **Définition** Relation $n$-aire est un sous-ensemble du produit cartésien $E_1\times\ldots\times E_n$ **Définition** Une relation unaire est un sous-ensemble d'un ensemble $E$. Définir par compréhension permet d'énoncer la propriété caractéristique de l'ensemble |> on peut avoir une même relation pour des propriétés caractéristiques différentes Définir par extension permet de lister les éléments **Définition** La relation inverse $R^{-1}$ d'une relation $R\subseteq E\times F$ est la relation de $F$ vers $E$ contenant tous les couples $(x,y)$ tels que $(y,x)\in R$, i.e. $$ R^{-1} = \{(x,y)\in F\times E|(y,x)\in R\} $$ **Définition** Un produit de relation est quand on applique plusieurs relations à la suite. Le produit de $R_1\subseteq E\times F$ et de $R_2\subseteq F\times G$ est définie par : $$ R_1R_2 = \left\{(x,y)\in E\times G\quad|\quad\exists z, (x,z)\in R_1\quad\land\quad(z,y)\in R_2\right\} $$ -> revoir le cours pour cette expression, ça me semble chelou On la note $R_1\circ R_2$ ou $R_1\cdot R_2$. ```mermaid flowchart LR A -- R1⋅R2 ---C A-- R1 ---B B-- R2 ---C ``` Par exemple, on peut définir $<$ comme $S\cdot\leqslant$ où $S$ est la relation successeur (i.e. $S=\{(x,y)|x+1=y\}$) > [!warning] Commutativité > Le produit de relation n'est pas commutatif > [!warning] $R\cdot R^{-1}\neq\mathrm{Id}_E$ > De même dans l'autre sens **Propriétés** $\varnothing$ est un élément est absorbant des relations : $R\cdot\varnothing = \varnothing\cdot R = R$ Le produit est associatif : $R_1\cdot(R_2\cdot R_3) = (R_1\cdot R_2)\cdot R_3$ $\mathrm{Id}$ est l'élément neutre : $R\cdot\mathrm{Id}_F = \mathrm{Id}_ER=R$ (si $R$ est dans $E\times F$) |> ⚠ faire bien attention à la modification de l'identité en fonction qu'on soit à droite ou à gauche **Notations** Si $R$ est une relation sur $E$, on note : $$ R^n = \underbrace{R\ldots R}_n = \left\{\begin{matrix} \mathrm{Id}_E&\text{si}&n=0\\ R\cdot R^{n-1}&\text{sinon} \end{matrix}\right. $$ ***Revoir les diapos 23 à 29*** **Définition** Une relation est dite d'équivalence si, et seulement si, elle est : - réflexive - symétrique - transitive Une relation est dite d'ordre si, et seulement si, elle est : - réflexive - anti-symétrique - transitive Par exemple : - $\equiv$ (congruence) est une relation d'équivalence - $\leqslant$ est une relation d'ordre - $<$ n'est pas une relation d'ordre car elle n'est pas anti-symétrique ! **Définition** Soit $R$ une relation d'équivalence sur $E$. La classe d'équivalence d'un élément $e\in E$ pour $R$ est noté $[e]_R$ et : $$ [e]_R = \{e'\in E|(e,e')\in R\} $$ Remarque : $e\in[e]_R$ car $R$ est réflexive **Définition** On note $E_{/R}$ l'ensemble des quotients de $E$ par $R$ ***J'AI PAS EU LE TEMPS DE NOTER (diapo 31)*** ## Fonctions **Définition** Une relation de $E$ vers $F$ est dite déterministe (ou fonctionnelle) si, et seulement si, tout élément de $E$ est en relation avec au plus un élément de $F$, i.e. $$ \forall e\in E,\quad\forall(e_1,e_2)\in F^2,\quad(e,e_1)\in R\quad\land\quad(e,e_2)\in R \implies e_1=e_2 $$ Exemples : - $S$ est fonctionnelle - $S^{-1}$ l'est aussi - $\leqslant$ ne l'est pas par contre **Proposition** Une relation déterministe est une fonction $f$. Si $f$ n'est pas définie pour tout l'ensemble de départ, on dit qu'elle est partielle. Preuves : - relation déterministe ne donne qu'une unique image **Définition** Une relation $R$ de $E$ vers $F$ est dite totale à gauche si, et seulement si, chaque élément de $E$ est en relation avec au moins un élément de $F$ : $$ \forall e_1\in E,\quad\exists e_2\in F,\quad (e_1,e_2)\in R $$ **Définition** Une application est une relation déterministe et totale à gauche, on la note : $$ f : E\to F $$ i.e. tout élément de $E$ possède une (unique) image. On dit parfois qu'elle est une fonction totale. ***Voir diapo 36 à 45 car j'ai pas le temps de noter***