--- tags: - sorbonne - philosophie - histoire-philosophie-médiévale semestre: 3 --- Augustin (354 - 430) est un évêque, théologien et philosophe |> influence centrale au Moyen-Âge 410 est la prise de Rome par les Wisigoths d'Alaric 476 est la chute de l'Empire romain d'Occident -> début du Moyen-Âge latin Quand Augustin quitte le manichéisme (monde est composé de deux substances radicals) |> devient sceptique par rapport à l'atteinte de la vérité Ici, on s'intéresse au _Contra Academicos_ (386) |> début de la deuxième période de sa vie (baptême) |> est la suite de la crise sceptique, quitte la rhétorique -> est le dialogue du début de la recherche philosophique Dogmatisme = prétendre à avoir la vérité |> n'est pas mauvais en soi Vision contre le dogmatisme : 1. Le sage est celui qui recherche du vrai 2. La recherche du vrai suppose que l'on s'abstienne de l'opinion et que l'on ne prenne jamais le risque de l'erreur 3. Or la possibilité d'erreur n'est jamais exclue (rien ne peut être connu avec certitude) 4. La recherche du vrai suppose de ne jamais rien approuver (par 2 et 3) 5. Le sage doit suspendre son assentiment (par 4 et 1) Les points 3 et 5 sont les principales affirmations de la Nouvelle Académie |> est la position académicienne résumée par Augustin *phantasia kataleptikè* |> représentations cataleptiques (termes techniques) |> elles se signalent comme vrai |> pour les stoïciens, nous recevons ces visions (un don de la nature) i.e. - provient de ce qui est - est exactement conforme à ce qui est - est telle qu'elle ne saurait provenir ce qui n'est pas Pour les stoïciens, le sage peut distinguer les choses identiques grâce aux représentations cataleptiques **Rattraper jusqu'au « cogito augustinien »** (texte sur Moodle) |> critique du scepticisme et notamment de leur prise de distance supposée des théories de Zénon |> prétention à la sagesse du scepticisme alors que leur attitude est négative Augustin cherche alors à avancer des vérités résistants au doute sceptique 1. l'existence d'un monde (le notre) est indubitable -> les vérités évidentes (provenant du tiers exclu) résistent au doute 2. le sceptique le plus radical ne peut pas soutenir que rien nous apparaît dans la perception sensible -> il y a au moins une chose qui nous apparaît 3. s'il y a 6 mondes et un autre, alors il y en a 7 -> les vérités mathématiques sont certaines 4. ses propres perceptions sont aussi certaines pour moi au moment où les choses m'apparaissent Construction de la théorie de la probabilité sceptique pour résoudre l'apraxie ne fonctionne pas |> probabilité n'est pas dans le sens du "plus probablement vrai" |> probables sont les impressions dont il est impossible de douter, il s'agit d'une tranquillité en pratique (⚠ la vision d'Augustin n'est pas neutre et ne suit pas forcément ça) -> celui ne doutant pas arrive plus rapidement à ses fins |> la mise en pratique est donc peu utile en pratique -> ce qui parait probable est souvent ce qui est le plus immoral en moi |> semble être une pétition de principe, car suppose que la morale est objective Le scepticisme se voit vraiment comme une réaction au dogmatisme stoïcien |> Augustin le sait et ne veut pas retomber dans ce dogmatisme -> construit la « fable » des deux Académies |> les académiciens ont essayé de se protéger du danger matérialiste (des stoïciens) |> les nouveaux académiciens adoptent le scepticisme tout en restant platonicien *manque la fin de la fable (page 15)* > [!warning] Augustin dit que c'est la pensée de Cicéron, mais rien ne le prouve > Aucun texte, aucune source ne permet de confirmer que c'était bien les idées de Cicéron Page 17, texte 2 Qu'est-ce qu'on entend pas savoir ? |> les sens peuvent nous tromper |-> besoin de laisser ce qui nous provient des sens |> il reste des certitudes, au moins celle de vivre |> même si je suis trompé, je suis (*si falor sum*) -> être est la condition de possibilité de notre réalité |> certitude que rien ne peut rendre illusoire > [!NOTE] Différence avec Descartes > Augustin n'utilise pas que cet argument > Les finalités sont différentes -> Descartes utilise ce pov comme point central de sa philosophie > > Pour Augustin, la science est intime -> il faut se regarder soit-même pour faire de la science Augustin justifie l'adéquation entre notre perception et le monde par dieu |> les sens fonctionnent de la même manière que les faits provenant de témoignages -> il n'existe pas de raison de douter systématiquement de leur fiabilité |> cet argument sert à convaincre le sceptique religieux |> argument est moral / pragmatique -> si on rejette ça, on perd beaucoup trop de connaissances Peut-on parler de connaissance provenant des sens ? |> les sens sont très importants |> Augustin dit que tout sera confirmé par la vision > [!NOTE] Pourquoi répondre aux sceptiques ? > Beaucoup pensent qu'il est nécessaire de répondre aux sceptiques pour pouvoir fonder la métaphysique / la science