--- tags: - sorbonne - philosophie - philosophie-générale semestre: 2 --- Dès qu'on essaye de définir la vérité, on présuppose l'idée d'une adéquation |> on présuppose que l'essence de la vérité consiste dans cet accord Heidegger, « De l'Essence de la vérité » montre bien l'accord (voir [[2- Les critères de vérités]]) Pourquoi nous questionnons-nous sur l'essence de la vérité si on a des critères et qu'on connait l'accord ? |> ne prendrait-on pas le problème à l'envers ? |> et si on connaissait ce qu'était la vérité et qu'on a donc des connaissances vraies ? |> on connait la vérité, donc on est capable de trouver une méthode (les critères) **Biblio utile** Heidegger, « De l'Essence de la vérité » |> très compréhensible au début, puis plus du tout Heidegger, _Être et Temps_, notamment §44 Heidegger, _Les problèmes fondamentaux de la phénoménologie_ |> est un cours prononcé en 1927 |> complément de _Être et Temps_ Heidegger, _Être et Temps_, §44, « *Dasein*, ouverture et vérité » *Dasein* = mot plus traduit, est dans le vocabulaire philosophique international |> littéralement est « être-la » -> surnom de l'humain pour Heidegger |> signifie l'être pour qu'il y a de l'être -> le type d'être pour qui le mot être a du sens |> manière de se rapporter à l'humain selon une certaine détermination Heidegger constate que la philo dès son origine a associé vérité à l'être |> s'est déterminé comme une « science de la vérité » (Aristote, _Métaphysique_, $\alpha$) |> comme une science qui s'intéresse à l'être en tant qu'être -> s'intéresse à l'essence des choses -> besoin de s'interroger sur le mode d'être de la vérité et pour qui est-ce qu'il y a vérité ? |> permet de questionner la relation de la vérité avec ce qui est et de celle de l'humain avec la vérité L'humain, c'est celui qui est capable de comprendre la vérité |> il y a de la vérité pour l'humain Que représente entendre pour l'humain ? |> entendre dans le sens action de l'entendement Analyse de l'accord permet de répondre à tout pour Heidegger |> revient à élucider l'existence de la vérité pour l'humain Aristote aurait soutenu que les représentation de l'âme (les « vécus de l'âme ») sont des adéquations de l'âme (Aristote, _De l'Interprétation_, I) |> constate que les choses sont égales aux accords sur les choses |> vérité est ensuite dérivée de ce constat Qu'est-ce qui a dans l'accord présent dans la vérité ? Accord est un type de relation (qlq chose avec qlq chose) Par rapport à quoi l'esprit et la chose s'accorde-t-il ? |> n'est pas une égalité (pas la même identité) |> est le "tel que" -> quelle est sa nature et comment la vérité devient manifeste ? Le "tel que" est-il un accord de connaissance avec la chose lui-même ? |> cela dépend de ce qu'on appelle connaissance |> un énoncé est vrai s'il fait voir la chose dans son identité |> « il dévoile l'étant en lui-même. Il énonce, il exhibe, il fait voir l'étant en son être dévoilé. L'être vrai (vérité) de l'énoncé doit s'entendre comme être dévoilant » |> permet de découvrir qlq chose de la chose qui exprime -> explique ce que la définition classique implique Ce qui définit l'humain, c'est d'être ouvert au monde |> notre existence la fois une contingence et déterminé |> l'humain se découvre comme jeter dans le monde |> est aussi marqué par le projet -> on peut devenir celui qu'on veut devenir Le fait d'être au monde est se qui caractérise l'accord de la vérité |> comment pouvons-nous passer de l'un à l'autre ? |> quelle la place du phénomène de la vérité pour l'humain qui est au monde ? Dire la vérité est une manière d'être de l'humain |> définit ce qu'est l'être humain |> énoncé vrai est fondé sur l'être au monde, sur l'ouverture de l'humain au monde |> c'est grâce à cette ouverture qu'on peut exprimer le monde |> la vérité est le fait d'avoir accès aux choses en tant qu'être ouvert au monde |> l'humain est donc *dans* la vérité, mais peut aussi être en dehors |> le mode du « on » (Man en allemand) est la non-vérité -> est général, non-assumé |> le mode du « on » arrête d'envisager les choses |> ce mode n'empêche pas la vérité, on arrête juste d'être totalement ouvert |> modalité du « on » = bavardage, curiosité, équivoque Bavardage = un type de parole n'essayant pas d'énoncer les choses telles qu'elles sont, mais maintient le flux de parole pour la parole (parler pour parler) |> neutralise ce qui est dit |> détourne de la tâche de la véritable compréhension |> engendre une compréhension indifférente à ce qui est dit Curiosité = s'intéresser au monde par la perception |> défaut de la curiosité est quand elle ne cherche qu'à voir pour voir |> le bavardage produit la curiosité |> s'oppose à l'étonnement Équivoque = caractérise le statut de ce qui est énoncé ou vu dans le bavardage / curiosité |> caractérise toujours l'opinion répandue -> toujours flou |> se manifeste dans le pressentiment ou dans l'impression de savoir ce qui doit arriver -> impression de connaître la chose |> la vérité devient impossible à identifier Conséquences du « on » 1. neutralise la vérité en enlevant sa relation avec moi 2. produit une fausseté ou une apparence de vérité qui pervertie notre rapport aux choses, à autrui et à nous-même À chaque fois qu'on questionne le « on », on se rapproche de la vérité |> suppose la décision préalable de s'engager dans la vérité et l'ouverture de l'humain au monde qui l'entoure => dimension existentiel de la vérité Tout énoncé vrai suppose une compréhension antérieure Il n'y a de vérité que dans la mesure et au moment où le *dasein* est |> vérité n'est que pour l'humain car nécessité d'être ouvert au monde |> y compris pour les vérités semblant universelles (celles de la physique, de la logique...) -> vérité est relative à l'humain, car elle n'est possible que pour lui |> avant les lois de Newton soient formulés, elles n'étaient ni vraies, ni fausses (mais elles existaient déjà), pourtant les choses respectaient déjà ces lois -> elles sont devenues vraies grâce à la manière dont les choses sont