--- tags: - sorbonne - philosophie - philosophie-générale semestre: 2 --- Les critères sont différents éléments jouant ensemble pour déterminer la véracité |> permet de s'assurer d'une chose Quelques critères communs : - évidence - intuition - concordance / compatibilité de toutes les données La place relative des critères évolue ## L'évidence Se manifeste sous forme de sentiment d'intérieur |> est une certitude directe |> évidence sensorielle provient des sens On ne peut pas tout montrer, mais on peut revenir à des mots premiers frappant par leur certitude, leur évidence (Pascal) |> voir le temps, l'espace... -> héritage de la pensée cartésienne Descartes est le premier à questionner l'évidence |> réfléchie aux conditions de réalisation de l'évidence |> provient de la connaissance intuitive |> intuition est une faculté de l'esprit n'étant pas la déduction Mais qu'est-ce que l'intuition ? Descartes, _Règles pour la direction de l'esprit_, Règle III |> n'est pas le témoignage fluctuant des sens |> n'est pas le produit de l'imagination (capacité produisant des images mentales à partir d'éléments) |> est la conception si facile et si distincte enlevant tout doute -> besoin d'un esprit non attentif |> est un mécanisme de la pensée pure (sans aucune donnée des sens ou de l'imagination) |> un esprit attentif n'est pas distrait, il est présent aux choses |> modalité de l'esprit où on ne peut pas en douter Exemples : - je suis, j'existe - je pense - triangle possède 3 lignes Descartes, _Les Principes de la philosophie_ |> contient toutes les informations importantes de la pensée de Descartes |> forme scolaire / universitaire de son époque |> les connaissances résistant au doute sont claires et distinctes |> claires = chose présente à un esprit attentif qui l'a considère -> perception qui nous touche d'une manière forte et manifeste |> distincte = chose distinguée des autres quand elle est totalement claire -> voir [[3- Descartes]] et [[1- Révolution copernicienne & Descartes]] Le côté distinct dépend de la manière dont l'esprit se tourne vers les choses |> dès qu'il y a des affectes ou des visions dépendants de la subjectivité, on perd le côté distinct |> la sensation de douleur est claire, mais pas distinct : on attribue la douleur à une zone, alors qu'elle n'appartient pas à l'objet -> sont des projections de l'esprit sur l'objet Grandeur, figure, mouvement sont les propriétés claires et distinctes des corps |> les choses quantitatives sont des propriétés claires et distinctes |> les choses qualitatives ne le sont pas -> les données quantitatives proviennent des étendues , c'est-à-dire aux corps possédant un espace (?) -> les données qualitatives proviennent des sensations des corps |> ces deux données nous arrivent en même temps |> c'est l'esprit qui doit travailler pour séparer les deux pour arriver à la connaissance véritable |> les sensations nous donnent plus d'information sur nous que sur les corps car sont nos perceptions, mais on se connaîtra toujours moins que les données quantitatives des objets Être attentif à un objet, revient à penser clairement un objet |> s'il y a des modalités sensorielles ou affectives, alors il y a création d'états confus dans l'esprit |> sinon, l'objet est distinct -> connaissance véritable est atteinte -> provoque l'évidence |> n'est pas ce qui surgit comme ça, elle est conquise après une inspection de l'esprit ## Accord entre l'esprit et la chose Était implicite dans la pensée de Descartes Se nomme aussi *adaequatio rei et intellectus* Si ce qu'il y a entre la réalité correspond avec ce que je pense, alors ma pensée est vraie |> impossible de chercher du côté des choses le signe de leur adéquation véridique de la connaissance qu'on en a -> personne n'est là pour vérifier Réponse de Heidegger, _De l'Essence de la vérité_ (phénoménologie), provient d'une conférence de 1932 |> vrai = accord entre la chose et ce qu'elle est estimée être |> vrai (aussi) = accord la chose et l'énoncé -> est un jugement ou une proposition judicative -> vrai est donc un accord |> « c'est du vrai or » est équivalent à « c'est de l'or authentique » La vérité est donc l'adéquation de la chose à la connaissance *ou* l'adéquation de la connaissance à la chose |> la connaissance est possible et les choses peuvent être connues *ou* |> la connaissance se modèle sur les propriétés de la chose Thomas d'Aquin (on l'appelle aussi Aquinate), _Question disputée sur la vérité_ |> écrit philosophie très codifié proposant un traitement très approfondi et très technique d'objet philosophie précis |> toutes les choses (matérielles ou immatérielles) ont été créées par Dieu |> elles correspondent donc à l'idée conçue préalablement à l'intellect divin |> les choses en elle-même sont vrai tant qu'elles sont conformes à l'idée que Dieu en a |> l'intellect humain correspond à l'idée que Dieu en a -> l'intellect humain n'accomplie sa fonction que lorsque ses jugements sur les choses sont en accord avec les mêmes choses qui représentent l'idée de Dieu |> énoncé est vrai en tant qu'ils expriment la vérité de la chose elle-même (adéquation de la chose à l'intellect de Dieu) |> possibilité de la vérité se fonde sur le plan divin de la Création