--- tags: - sorbonne - philosophie - histoire-philosophie-antique - td semestre: 2 --- Le sophiste possède trop de références 232b -> est aussi une sorte de contradicteur redoutable 232e -> et possède une prétention universelle |> peut tout contester -> miraculeux, étonnant > [!info] Savoir doxastique > Est un oxymore > |> savoir relatif à la croyance et non à la vérité > |> donc pas un savoir > -> est un savoir apparent, non réel > |> contradiction dans les termes ## Texte 3 - 233d9-235a9 Dans ce texte, on avance sur la définition du sophiste, car il précise la vision du sophiste comme producteur d'opinion Jouer = se donner des règles qui ne reposent sur rien |> aussi l'illusion théâtrale -> produit l'image |> est ce qui est utilisé par le sophiste pour produire ses images Sophiste est donc un imitateur |> donne l'illusion de l'être à ceux ne faisant pas usage de leur faculté rationnelle |> mots peuvent aussi illusionner -> sont aussi des images |> cherche souvent à illusionner les jeunes (car la jeunesse éloigne de la sagesse) *eidôlon* (image) |> est l'illusion |> *eikôn* est la production de copie Platon, _République_, X suit toute cette vision de la tromperie |> si quelqu'un possède tout et possédant tous les détails, alors il est naïf et s'est fait trompé par un imitateur Donc, ceux affirmant tout connaître se sont fait tromper par les sophistes *amathia* = refus d'apprendre, est l'ignorance Pour éviter de se faire avoir par le sophiste, on a besoin de sortir de l'opinion |> opinion = faire du mimétisme (produire des images / imitations) |> ne possède aucun sérieux, est inutile |> est une action bariolée, peinte, bref elle est plurielle ## Texte 4 - 235b8-236c10 brachylogie / macrologie |> premier est le discours socratique |> deuxième est celui des sophistes, cherchent l'œuvre monumentale, celle qui est belle et qui procure du plaisir Division de la mimétique |> eikastique = production de copies / semblants (*eikôn*) |> phantastique = apparences, simulacres, illusions (*phantasma*) >On évitera de parler de monde intelligible chez Platon. *3 secondes après.* Le monde intelligible... ```mermaid flowchart LR A[Sensible] -- sensation --- B[Humain] B -- corps --- A B -- raisonnement --- C[Intelligible] C -- logos --- B C --> |Participation|A ``` (NB: participation part du logo normalement et lie intelligible et sensible) eikastique respecte les proportions et les couleurs -> part du modèle |> est géométrique |> le respect est super important, car permet le reste |-> *eoika* (ressemble) phantastique part du point de vue |> est esthétique (comme les œuvres de grandes tailles) |> voir la statut d'Athéna de Phidias |> est un sacrifice du vrai pour l'esthétique (modification de la nature pour satisfaire) |> prétend ressembler, mais n'est pas -> *phainomai* (paraître) |-> parait pour quelqu'un, n'est pas en soit -> ne possède aucun rapport avec le modèle, car est le point de vue est relatif > [!info] Distinctions eikastique / phantastique et objet / sujet > Ces deux distinctions se ressemblent beaucoup, mais on ne peut pas l'utiliser pour Platon > |> ces termes ne sont pas dans les textes > |> présupposent tout un point de vue beaucoup plus récent qui créerait un anachronisme > [!NOTE] Usage de *eikon*, mimétisme et tragédie en Grèce antique > Tous ces concepts sont apparus avec le problème apparence / essence > |> n'existait pas avant > |> fin VIe, début Ve siècle avant J-C. > |> création par les Éléates > > Est l'opposition idole / icone, n'était pas utile avant > |> Homère ne l'utilise pas dans ce sens Platon en condamnant l'illusion, il condamne aussi les artistes de son époque |> critique de la *skiagraphia* (technique permettant de rendre le volume des choses) > [!warning] Critique de l'image (*eidolon*) chez Platon > Platon ne critique jamais l'*eikon* (copie) ! > Sa critique se concentre sur le simulacre, l'illusion (*phantasma*) La distinction entre l'*eikon* et le *phantasma* dépend de la relation entre l'image et son modèle Rapport entre l'*eikon* et l'original est le même que celui entre sensible et intelligible |> utilité du portrait (_Phédon_, 73e) |> drame du sophiste est le refus de la différence entre l'image et son modèle |> prisonnier de la caverne sont ceux qui refusent la distinction image/modèle (donc les sophistes sont les prisonniers de la caverne), cf _République_ pour « l'analogie de la caverne » L'*eikon* peut servir d'*eidos* (schéma) pour comprendre l'Idée derrière « Le médium de l'image est l'unique expression spécifiquement humaine que nous puissions donner au spirituel suprême » |> l'image s'ajoute à ce qui est nécessaire pour qu'on puisse comprendre de quoi on parle