--- tags: - sorbonne - philosophie - histoire-philosophie-antique semestre: 2 --- Quelle est la participation ? (Vision de _Métaphysique_, $\alpha$, V de Aristote) _République_, Platon |> récit par Socrate à des interlocuteurs inconnus |> dialogue qu'il a eu hier avec Glaucon et son frère Adimente (sont les frères de Platon) -> sont de bonnes volontés |> comment définir la justice ? -> trop compliqué, donc cherche la cité juste |> quelles formations les cadres doivent-ils suivre ? |> le Bien est le dieu des monothéistes |> Socrate décrit le Bien avec 3 images : - analogie du Bien Soleil - section de la ligne - allégorie de la caverne ## A. La question directrice : qu'est-ce que le Bien ? 506b à 507a Connaissance du bien permet de savoir quoi bien faire |> tous visent le bien quand on cherche à faire une action Socrate propose une image (rejeton du Bien) car est trop complexe de donner une définition du Bien |> on va décrire une copie => Bien est père / un géniteur -> image ne peut pas exister sans son modèle |> problème d'une image est qu'on peut la confondre avec son modèle Platon donne quand même une définition incomplète du Bien dans _Le Philèbe_ ## B. Analogie du Bien Soleil Il existe une multitude de choses belles, de choses bonnes, de choses de type X et aucune de ces choses ne peut prétendre à être l'unique chose belle, chose bonne, chose de type X Par contre, il existe une idée unique du Bien, du Beau, du juste... Il existe donc deux catégories d'objet : - multitude de leurs exemples - caractère unique et ne sont que ce qu'elles sont (Idées/essences qui sont immuables) Le domaine des choses multiples sont accessibles à la vue et non à la pensée (monde sensible) Le domaine des choses uniques sont accessibles à la pensée et non à la vue (monde intelligible) |> sont exclusifs l'un de l'autre Pour voir on a besoin d'une condition : la lumière |> sans, on ne peut rien voir et rien ne peut être vu |> est un lien entre l'objet et la vue -> d'où vient ce lien ? |> du Soleil (cause de la lumière, elle-même cause du reste) Bien joue le même rôle que le Soleil avec l'intelligible puis le sensible |> est le motif d'action, est une cause -> provoque la possibilité même de penser 508c à 509d = plus de précision sur l'analogie |> évoque les conditions (degré de l'exercice sur l'agent et les conditions) L'âme est tiraillé entre deux destins : - elle s'enfonce dans les ténèbres du sensible - atteindre l'intelligible et la vérité Le Bien est la cause la plus importante puisqu'elle permet de tout causer (existence, essence) |> valeur d'une chose est supérieur à ses conséquences (principe platonicien), donc Bien > vérité |> quelle est son mode d'être ? |> le Soleil est responsable de la croissance, du devenir et de la nourriture, mais il n'est pas engendré par cela |> le Bien est au-delà de l'être (existence) et de l'essence (personne ne comprend ce que c'est) -> semble être une fausse piste critiquant la radicalité de l'analogie L'âme est à cheval entre le visible et l'intelligible |> peut choisir l'un ou l'autre domaine |> ce choix est *important* -> choisit l'illusion ou la vérité Sensible a besoin des conditions de possibilités (corps et organes) et un agent récepteur (celui qui reçoit les données) |> l'agent est l'âme Seule chose qui cherchait à expliquer Platon est le Bien en tant que cause Hyperbole chez les Grecs est une exagération s'employant dans le cadre d'une analogie |> emportement propre à la jeunesse, ne convient pas aux personnes âgées |-> est donc étonnant que Socrate l'utilise pour parler du Bien |> est aussi une allusion mathématique > [!info] Mot fort de sens > Si un mot fort de sens est utilisé, on doit le commenter ! ## C. Section de la ligne La ligne est coupée en deux |> section du haut est l'intelligible |> section du bas est le visible -> représente la clarté des Idées (plus on monte, plus on gagne des connaissances) |> on ne parle plus du Soleil Dépendance d'autre chose pour exister => être une image Premier segment = les essences Deuxième segment = les modèles (êtres vivants, artefacts), les images (ombre, miroir) Modèle / image Vérité / non-vérité Connaissance / opinion -> toutes ces distinctions fonctionnent de la même manière |> donc, opinion possède le même statut que l'image Dans la première section de la ligne dédiée à l'intelligible, l'âme réfléchie sur les conséquences des hypothèses Dans le deuxième segment, l'âme prend pour base l'hypothèse pour remonter à un principe anhypothétique Idées / formes sont dans la deuxième section -> on n'utilise jamais le sensible |> reste dans l'intelligible -> existence du bien est nécessaire pour que tout existe |> ce sont les structures de tout |> explique que la fondation va de haut en bas : on part des structures pour aller vers le sensible Les objets mathématiques sont dans la première section -> tire les conséquences sur le sensible |> le géomètres utilisent des schémas sans analyser le schéma lui-même (rapports idéaux du schéma) Demiurge est l'action motrice du bien (prend modèle sur le bien et l'intelligible) |> est une *fiction* expliquant la structure du monde Intelligence = deuxième section de l'intelligible (celle des idées et des formes) |> est l'action de remonter à l'anhypothétique puis redescendre pour fonder Pensée = première section de l'intelligible (celle des idéalités mathématiques) |> raisonnement scientifique (hypothético-déductif) Conviction (ou foi) = deuxième section du sensible (celle des être vivants) |> adhésion aux choses Faculté de se fonder sur les apparences (la conjecture) = première section du sensible (image, ombre) |> capacité à créer des conjectures à partir d'images Plus on remonte, plus c'est claire et c'est la connaissance véritable |> sections du sensible ne sont pas des connaissances